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22% des cadres ont changé de poste ou d’entreprise en 2013



Paolo Garoscio
Après son diplôme de Master en Philosophie du Langage, Paolo Garoscio a décidé de se tourner vers... En savoir plus sur cet auteur
Vendredi 13 Juin 2014 - 09:19

L’an dernier a été une année de mouvements chez les cadres français d’après l’étude « Mobicadres » des cabinets Deloitte et Nominations. Plus d’un cadre sur cinq aurait en effet changé de poste au sein de son entreprise voire même complètement d’entreprise. Mais il n’y a rien d’étonnant là-dessus : le niveau de mobilité chez les cadres n’a pas encore atteint celui d’avant-crise.


cc/flickr/Stuck in Customs
cc/flickr/Stuck in Customs
En 2013 les cadres ont été assez mobiles en France avec plus d’un cadre sur cinq qui a changé de poste, mais en 2007, soit avant la crise, ils étaient 28% à avoir fait de même, preuve que le marché du travail joue plutôt la carte de l’assurance. Cela se remarque également dans la mobilité des cadres dirigeants.
 
En moyenne, les cadres dirigeants restent à leur poste 4,1 ans, une durée en hausse depuis quelques années. Seuls les cadres dirigeants de moins de 35 ans changent de poste plus souvent, en moyenne 2,9 ans, mais cela est logique : en début de carrière on a tendance à être plus mobile.
 
La mobilité internet chez les cadres est légèrement supérieure (51%) que la mobilité externe (49%) et les niveaux sont identiques chez les hommes et les femmes. Par contre, seul un cadre sur trois a changé de secteur lors de sa mobilité.
 
Dans les PME, la mobilité est plutôt interne (58%) alors qu’elle est plutôt externe (56%) dans les grandes entreprises. Une preuve, peut-être, que les cadres se sentent mieux dans une PME ; ou alors que les PME préfèrent réassigner un cadre interne à un nouveau poste plutôt que d’en faire venir un de l’extérieur.
 
Ce qui motive les cadres dans leur mobilité, d’une manière générale, ce sont les nouvelles responsabilités (57%). Les possibilités de carrière plus importantes arrivent en deuxième position (40%) et le changement d’environnement de travail en troisième (30%).
 
Une meilleure rémunération n’est une motivation que pour 24% des cadres, si bien qu’un cadre sur quatre a accepté une baisse ou une stagnation de son salaire lors du changement de poste (en cas de mobilité externe).
 
D’une manière générale, le salaire augmente entre 5 et 10% en cas de mobilité interne et entre 10 et 15% en cas de mobilité externe.
 




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