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​Chine : une entreprise veut que ses collaboratrices lui demandent le droit d'être enceintes



Paolo Garoscio
Après son diplôme de Master en Philosophie du Langage, Paolo Garoscio a décidé de se tourner vers... En savoir plus sur cet auteur
Vendredi 3 Juillet 2015 - 15:38

Une collaboratrice qui tombe enceinte peut être un problème pour une entreprise : il faut organiser les congés maternité et autres problèmes de planning et de gestion qui peuvent s'en suivre. Mais avoir un enfant est le droit le plus fondamental de toute femme et rien ne devrait lui empêcher de le faire. Mais visiblement ce n'est pas ce que pense cette entreprise chinoise de la région de Henan, ce qui n'a pas manqué de faire crier au scandale.


shutterstock/economiematin
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Ce vendredi 3 juillet 2015, dans un communiqué distribué à ses collaborateurs, une banque de la ville de Jiaozuo, dans la province centrale de Henan en Chine, a annoncé la nouvelle politique concernant les maternités. Et en particulier elle a dicté des règles strictes concernant cet événement qui ne devrait être qu'un moment de bonheur.

"Seules les femmes ayant travaillé plus d'un an dans l'entreprise peuvent demander une place dans le planning des naissances" a déclaré le management de l'entreprise. De fait, donc, pour avoir un enfant il faut obtenir l'autorisation de la direction. Un absurde, qui ne s'arrête pas là.

Pour que ses employées s'en tiennent à ces nouvelles dispositions l'entreprise a même précisé qu'il y aurait des sanctions pour celles qui tomberaient enceintes sans avoir eu l'accord préalable de l'entreprise : la somme de 1000 yuan (environ 161 dollars) leur sera retenue sur le salaire et les concernées ne pourront pas prétendre aux bonus de fin d'année ou encore à des promotions.

Publiée par un site internet, la note interne que les dirigeants ont estimé n'être qu'un brouillon a été vivement critiquée sur tous les médias chinois, y compris par les médias détenus par le pouvoir. Le China Youth Daily, par exemple, a estimé que l'entreprise ne "regardait pas ses employés comme des êtres humains" mais comme de simple "outils".




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