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9 dirigeants sur 10 procrastinent en France



Vendredi 22 Mars 2024 - 11:02

La procrastination, souvent reléguée au rang de travers personnel, révèle ses impacts dans le monde professionnel et notamment chez les dirigeants d'entreprises en France. Une enquête réalisée par l'agence spécialisée en data FLASHS et le site d'hébergement web Hostinger.fr montre que loin d’être le fait des seuls salariés, la procrastination est également largement pratiquée par les dirigeants et les managers.


89 % des dirigeants procrastineraient en France

Une écrasante majorité de dirigeants et managers (89%) interrogés par Hostinger admettent procrastiner dans leur quotidien professionnel. Cette tendance est largement reconnue et combattue, puisque 96% des répondants cherchent activement à lutter contre cette tendance qui réduit la productivité. Mais pourquoi les dirigeants procrastinent-ils ? Les raisons évoquées varient du manque de motivation (41%) et de la surcharge de travail (40%), au perfectionnisme (36%) et à la peur de l'échec (28%).

Parmi les tâches les plus susceptibles d'être repoussées, la gestion administrative arrive en tête, soulignant une réticence marquée à s'engager dans des activités perçues comme rébarbatives. 58% des patrons interrogés reporteraient à une date ultérieure ces tâches administratives, loin devant la deuxième tâche la plus repoussée, la prise de décisions stratégiques.

Des bénéfices de la procrastination… mais aussi des risques

Malgré les bénéfices perçus tels que la meilleure gestion de l'énergie (67%), l'amélioration de la prise de décision (62%), et un boost de créativité (58%), les dirigeants ne sont pas aveugles aux risques associés à la procrastination. Une grande part d'entre eux reconnaît avoir éprouvé de la culpabilité (76%) et du stress (74%) en conséquence directe de leur tendance à différer les tâches.

Plus alarmant encore, 63% admettent que la procrastination a entraîné des opportunités de vente ou de développement ratées, et 47% croient qu'elle a pu ternir leur réputation auprès de clients ou de fournisseurs. Au-delà de leur propre procrastination, 41% des décideurs ont mis en œuvre des mesures d'accompagnement et/ou de surveillance pour en réduire l'impact chez leurs collaborateurs. Parmi les actions entreprises, on note le suivi régulier de l'avancement des projets (75%) et l'introduction de logiciels de suivi du temps et de surveillance de l'activité (67%).


Paolo Garoscio


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