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​Intelligence artificielle : l'ancien patron de Google calme les frayeurs



Paolo Garoscio
Après son diplôme de Master en Philosophie du Langage, Paolo Garoscio a décidé de se tourner vers... En savoir plus sur cet auteur
Vendredi 10 Juin 2016 - 14:24

L'Intelligence artificielle est au coeur des recherches des grandes compagnies de technologie, Alphabet en tête. Via sa filiale très secrète Deep Mind, le géant de Mountain View développe sa propre intelligence artificielle qui est désormais en mesure de battre un champion de Go, le jeu le plus complexe du monde. Mais l'inquiétude face aux risques des intelligences artificielles pour l'homme ne cessent de croître.


cc/pixabay
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Des intelligences artificielles qui veulent détruire le monde, la science-fiction en est remplie : d'Asimov à K. Dick en passant par de nombreux films, les intelligences artificielles n'ont que très rarement la part du "gentil". Mais au-delà de la science-fiction, des scientifiques comme Stephen Hawking ou des industriels comme Elon Musk s'inquiètent : et si la fiction devenait réalité ?

L'ancien PDG de Google, Eric Schmidt, a voulu calmer cette inquiétude jeudi 9 juin 2016 lors de la conférence Brilliant Mind de Stockholm. Comme le relate le Busines Insider, il a mis en doute les thèses de Musk et Hawking estimant que s'ils sont effectivement de très brillants scientifiques, ils sont des physiciens et non des spécialistes de l'informatique.

De plus, il estime que si un scénario catastrophe de ce type se produirait, les hommes "commenceraient à éteindre les ordinateurs". Or, selon lui, tous les ordinateurs peuvent être éteints et une "course" entre l'homme et l'intelligence artificielle pour éteindre le tout dernier ordinateur n'est rien d'autre que l'histoire d'un film. En somme : il n'y aurait pas de quoi s'inquiéter outre-mesure.

Néanmoins, la filiale d'Alphabet Deep Mind a dévoilé, début juin 2016, un "bouton rouge" en mesure de bloquer l'intelligence artificielle si celle-ci venait à être incontrôlable. Les résultats de cette recherche ont été publiés dans la revue scientifique du Machine Intelligence Research Institute.




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