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Télétravailler à l’autre bout du monde : une start-up existe pour faciliter l’expatriation



Mardi 12 Octobre 2021 - 08:37

Si, avec la généralisation du télétravail dès mars 2020, les Français ont massivement réinvesti leurs résidences secondaires voire acheté des biens immobiliers en province, certains pourraient être tentés d’aller encore plus loin et partir télétravailler depuis un pays lointain. Une start-up existe pour aider les salariés et les entreprises à l’organiser au mieux.


Télétravailler en tant qu’expatrié : Holiworking propose déjà 7 destinations

Partir télétravailler depuis l’étranger, certains salariés en rêvent mais ne savent pas forcément comment s’y prendre. Pour les y aider, une start-up a été créée en 2020 en France. À la tête d’Holiworking, le Français Gaël Brisson se charge d’assurer la mise en place d’un « cadre juridique structuré et sécurisant » entre l’employeur, le candidat au départ et sa société, qui sert d’intermédiaire. Le collaborateur est accompagné en amont (visa, logement, école, etc.), puis à destination, grâce à un réseau de partenaires. L’expérience est conçue pour durer entre 6 et 12 mois.

Condition sine qua none de cette expérience à l’international via Holiworking : travailler depuis un coworking à sa destination. Ces derniers sont disponibles dans l’ensemble des pays faisant partie de l’offre. À ce jour, 7 destinations sont proposées : Bali, Thaïlande, Île Maurice, Cap-Vert, Mexique, Afrique du Sud et Nouvelle-Zélande.

Les visas télétravail connaissent un essor aux quatre coins du monde

D’ici 2022, Holiworking entend bien élargir son offre avec 23 nouvelles destinations, pour porter le total à 30. La start-up rappelle qu’à ce jour, 32 pays proposent un visa télétravail, contre seulement 2 en 2019. Avant d’ouvrir une nouvelle destination, Holiworking procède à l’étude juridique et sociale sur place, l’état des lieux sur l’attractivité du pays / sa sécurité, recherche des partenaires à l’immigration et, dans certains pays, procède même à la création d’une société.

Selon Gaël Brisson, cette offre devrait intéresser les collaborateurs issus des générations X et Y, mais aussi les familles (avec enfant(s) en bas-âge) et les plus de 50 ans dont les enfants viennent de quitter le nid. La start-up propose ses services tant aux salariés en quête d’expatriation qu’aux entreprises souhaitant en faire profiter leurs salariés.


Anton Kunin