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Pour Gérald Darmanin, l'actionnariat salarié est une réponse à la crise



Vendredi 29 Mai 2020 - 09:00

Relance de l'économie, remboursement de la dette : les chantiers sont immenses pour le gouvernement dans l'après crise sanitaire. Gérald Darmanin a lancé les grandes lignes d'un plan de relance.


Participation des salariés dans l'entreprise

Le ministre de l'Action et des Comptes publics a avancé une idée pour aider à la relance de l'économie française : dans le Journal du Dimanche, il appelle à « ressusciter la grande idée gaulliste de la participation », autrement dit de l'actionnariat salarié. Le principe est le suivant : « les salariés deviennent actionnaires de leur entreprise, ils perçoivent leur part sur les bénéfices qu'elle réalise et ils augmentent leur pouvoir d'achat, en plus de leurs salaires, par l'intéressement ». Gérald Darmanin explique que le l'actionnariat salarié existe : « je propose de le généraliser, de le simplifier, et de l'étendre; en versant aux salariés des montants importants et non plus symboliques; en raccourcissant le délai pour en bénéficier, en simplifiant encore le régime fiscal ».

Cette manière d'impliquer les salariés dans la bonne santé de leur entreprise aiderait à en améliorer la compétitivité. Et en bout de course, leur rentabilité. Ce ne sera pas inutile si le gouvernement suit la voie tracée par Gérald Darmanin pour rembourser les emprunts réalisés pour le plan de soutien à l'économie et aux salariés pendant le confinement, qui se monte à 110 milliards d'euros. « Si s'endetter n'est jamais une bonne nouvelle, il fallait le faire pour éviter la faillite générale et le chômage de masse », assure celui qui est récemment devenu maire de Tourcoing et qui conserve sa place à Bercy.

Pas de hausse des impôts

« Augmenter les impôts pour nous ce n'est pas une option, car ce serait décourager le travail et l'activité économique ». Alors que reste-t-il ? La création de richesse : « la richesse crée de la richesse. C'est le pari que nous faisons: faire confiance aux entreprises et aux salariés ». D'où aussi le principe de l'actionnariat salarié pour pousser les entreprises à aller toujours plus loin.

Le ministre veut aussi croire que les réformes engagées depuis trois ans par le gouvernement vont permettre au pays de rebondir « plus vite » que ses voisins. Avant que la crise du coronavirus ne frappe, il rappelle que la croissance française était plus élevée que la moyenne européenne et que le taux de chômage était au plus bas depuis 2008. La reprise s'annonce cependant longue et progressive et les prochains mois risquent d'être difficiles.


Olivier Sancerre