Transparence salariale : la France accuse un retard par rapport à la moyenne européenne
Que ce soit en France, en Europe ou ailleurs dans le monde, la transparence salariale apparaît loin d'être acquise. Selon une enquête mondiale du cabinet Mercer sur la transparence salariale, basée sur plus de 1.600 réponses d'entreprises dans 60 pays, seule 1 organisation dans le monde sur 2 se dit prête à mettre en oeuvre ce principe managérial. En moyenne européenne, près d'une entreprise sur deux (48%) se dit prête, une proportion qui tombe à 36% en France, tandis qu’elle atteint 54% aux États-Unis et 53% au Canada.
Vous l'aurez compris : en la matière, la France fait figure de mauvaise élève, surtout comparé à ses voisins européens. À titre de comparaison, 63% des entreprises en Espagne, 60% en Suisse et 59% aux Pays-Bas affirment être prêtes. Autrement dit, la France se situe nettement en retrait.
Vous l'aurez compris : en la matière, la France fait figure de mauvaise élève, surtout comparé à ses voisins européens. À titre de comparaison, 63% des entreprises en Espagne, 60% en Suisse et 59% aux Pays-Bas affirment être prêtes. Autrement dit, la France se situe nettement en retrait.
Transparence salariale et attentes des salariés : une pression interne croissante
L’étude met également en lumière un décalage entre la préparation des entreprises et les attentes des salariés. En France, 61% des candidats considèrent la transparence salariale comme un critère essentiel, et 59% des salariés attendent une transparence salariale claire et sincère. Ainsi, la demande de visibilité sur la rémunération dépasse le simple enjeu réglementaire. De plus, elle s’inscrit dans une dynamique d’engagement et d’attractivité, deux dimensions clés pour les directions RH confrontées à des tensions sur certains marchés du travail.
Au niveau mondial, 56% des répondants citent l’engagement des salariés comme principal moteur de la transparence salariale, et 55% évoquent la compétitivité sur le marché de l’emploi. Autrement dit, la transparence salariale n’est pas seulement une contrainte légale ; elle devient un levier stratégique pour fidéliser et attirer les talents. Toutefois, seulement 13% des organisations mènent des enquêtes pour comprendre la perception des salariés concernant leur rémunération. En parallèle, 55% mobilisent leurs dirigeants et 38% forment leurs managers. Dès lors, si les entreprises activent certains leviers internes, elles semblent encore hésiter à partager davantage d’informations ou à analyser en profondeur les écarts salariaux ressentis.
Au niveau mondial, 56% des répondants citent l’engagement des salariés comme principal moteur de la transparence salariale, et 55% évoquent la compétitivité sur le marché de l’emploi. Autrement dit, la transparence salariale n’est pas seulement une contrainte légale ; elle devient un levier stratégique pour fidéliser et attirer les talents. Toutefois, seulement 13% des organisations mènent des enquêtes pour comprendre la perception des salariés concernant leur rémunération. En parallèle, 55% mobilisent leurs dirigeants et 38% forment leurs managers. Dès lors, si les entreprises activent certains leviers internes, elles semblent encore hésiter à partager davantage d’informations ou à analyser en profondeur les écarts salariaux ressentis.
La transparence salariale est en marche, mais sa pleine mise en oeuvre est loin d'être acquise
Cette étude de Mercer nous apprend aussi que 77% des organisations dans le monde disposent d’une stratégie de transparence salariale en cours de développement ou déjà définie. Cependant, seulement 9% en Europe l’ont pleinement déployée, contre 14% au niveau mondial. Ainsi, si la transparence salariale figure désormais dans les feuilles de route RH, son opérationnalisation reste limitée. En France, 44% des grandes entreprises ayant des filiales à l'étranger adoptent des principes globaux et des standards minimums au-delà des obligations légales, tandis que 23% privilégient une approche locale par pays. Ce choix stratégique influence directement la manière de partager les informations relatives à la rémunération et aux avantages sociaux.
Les outils techniques deviennent d'ailleurs déterminants. Selon Mercer, 43% des organisations utilisent des processus formels d’évaluation des postes ou des systèmes à points pour anticiper les exigences croissantes en matière de transparence salariale, et 42% recourent à d’autres méthodes. Les grandes entreprises apparaissent plus avancées : 75% de celles comptant plus de 50.000 salariés utilisent des outils d’analyse de l’équité salariale fournis par des prestataires externes. Ainsi, la gestion des écarts salariaux s’appuie de plus en plus sur des instruments sophistiqués. Toutefois, la capacité à partager ces analyses avec les salariés et à expliquer la logique de rémunération demeure un défi culturel autant que technique pour les équipes RH.
Les outils techniques deviennent d'ailleurs déterminants. Selon Mercer, 43% des organisations utilisent des processus formels d’évaluation des postes ou des systèmes à points pour anticiper les exigences croissantes en matière de transparence salariale, et 42% recourent à d’autres méthodes. Les grandes entreprises apparaissent plus avancées : 75% de celles comptant plus de 50.000 salariés utilisent des outils d’analyse de l’équité salariale fournis par des prestataires externes. Ainsi, la gestion des écarts salariaux s’appuie de plus en plus sur des instruments sophistiqués. Toutefois, la capacité à partager ces analyses avec les salariés et à expliquer la logique de rémunération demeure un défi culturel autant que technique pour les équipes RH.

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