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Télétravail : 33 personnalités plaident pour un « chèque bureau »



Mardi 22 Juin 2021 - 11:35

Un mouvement initié par la Fondation Travailler Autrement plaide pour la création d’un « chèque bureau » financé par les employeurs et les collectivités locales, qui permettrait aux salariés de régler l’entrée à des « tiers-lieux » conçus pour le télétravail.


Le télétravail depuis un « tiers-lieu », un moyen de gommer l’iniquité entre salariés

Télétravailler depuis chez soi n’est pas toujours aisé. Logements exigus, nuisances sonores, mobilier peu adapté, écrans trop petits, connexion internet incertaine… Lorsqu’il s’agit de télétravailler, tout le monde n’est pas logé à la même enseigne. Pour la Fondation Travailler Autrement, le télétravail a même fait resurgir une « iniquité entre les salariés inexistante sur le lieu de travail ».

En même temps, les salariés ne souhaitent pas forcément tous retourner au bureau. Pour trouver un entre-les-deux optimal, 33 personnalités plaident aujourd’hui pour le développement de « tiers-lieux » équipés où chaque salarié pourrait venir travailler. Et pour soutenir leur développement, ils proposent la mise en place d’un « chèque bureau ». Sur le modèle d’un titre-restaurant, il serait financé par les employeurs et les collectivités locales et permettrait aux salariés de régler, tel ou tel jour, l’entrée dans le « tiers-lieu » de leur choix.

Le « chèque bureau » serait financé par les entreprises et les collectivités locales

« Cofinancé par l’État, les collectivités locales (Régions, communes) pour permettre au salarié de travailler dans le bureau de proximité de son choix, ce titre serait émis directement par l’employeur ou par l’intermédiaire d’une entreprise spécialisée ; à l’issue d’un accord d’entreprise, le Comité social et économique pourrait lui aussi participer au financement de ces chèques », écrivent-ils. L’appel a été signé par 33 personnalités dont Patrick Levy-Waitz (président de la Fondation Travailler Autrement), Sébastien Bazin (Accor), Marylise Léon (CFDT), Jérôme Saddier (ESS France), Myriam El Khomri (Sciaci St Honoré), Laurent Grandguillaume (Fondation Travailler Autrement), Véronique Bégague (Nexity), Louis Gallois et Laurent Escure (UNSA).

Les signataires rappellent que l’accord national signé le 26 novembre 2020, par les partenaires sociaux suppose que le télétravail soit exécuté par un salarié hors des locaux de l’employeur. Cette formulation suppose qu’un travail exécuté dans un « tiers-lieu » (comme un espace de coworking) relève lui aussi du télétravail.


Anton Kunin