managementhebdo

Les difficultés de British Steel inquiètent l’aciérie Ascoval de Saint-Saulve



Mercredi 22 Mai 2019 - 23:51

Le placement en administration judiciaire de British Steel ne devrait pas avoir d’impact sur l’aciérie de Saint-Saulve (Nord), en phase de reprise.


British Steel est le deuxième plus important producteur d’acier au Royaume-Uni. Le groupe compte 5 000 salariés directs, et fait travailler 20 000 personnes de manière indirecte. Suite à l’échec des discussions avec le gouvernement britannique portant sur un prêt de 30 millions de livres (environ 34 millions d’euros), l’entreprise a été placée sous administration judiciaire. Les gérants mandatés par la Haute Cour d’Angleterre vont poursuivre l’activité, continuer à payer les salariés, mais une restructuration n’est pas à exclure. British Steel appartient à Olympus Steel, une société d’investissements elle-même détenue par le fonds Greybull Capital.

Ce dernier a fait porter les difficultés de British Steel sur le Brexit et les incertitudes entourant la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne. Greybull Capital a racheté l’aciérie en 2016 auprès de Tata Steel pour la livre symbolique. Depuis, British Steel était parvenu à se redresser… mais pas suffisamment. L’entreprise est la société sœur d’Ascoval, qui opère depuis peu l’aciérie française de Saint-Saulve, dans le Nord. 

Les difficultés de British Steel et, par ricochets, d’Ascoval sont-elles de nature à réduire l’activité à Saint-Saulve ? Les salariés ont en tout cas décidé d’arrêter le four de l’aciérie, avant que les politiques ne montent au front. Le ministère de l’Économie a ainsi tenté de rassurer en expliquant que la procédure engagée outre-Manche pour British Steel n’incluait pas le site de Saint-Saulve, détenu par « une autre société du groupe ». Par ailleurs, le plan d’affaires de l’aciérie ne dépend pas des activités britanniques, ni industriellement, ni pour son financement. 


Olivier Sancerre


Dans la même rubrique :
< >






Facebook
Twitter