SMIC : Patrick Martin craint un conflit déplacé dans les entreprises
Le vendredi 23 octobre 2026, Patrick Martin a critiqué l’usage du SMIC pour apaiser les manifestations contre la vie chère. L’exécutif étudie une revalorisation avant l’échéance habituelle du 1er janvier 2027. À ce stade, rien n’est arrêté. L’hypothèse porte sur une progression d’environ 1%, soit 15 euros nets mensuels pour un salarié au minimum légal, révélait le quotidien Les Échos le 22 octobre. Le quotidien évaluait à 0,8% la hausse attendue en janvier 2027. (Cela, alors que es prix avaient progressé de 3,1 % en septembre sur un an.)
« Au motif d’acheter, en quelque sorte, la paix sociale dans la rue, on va créer la pagaille dans les entreprises », a averti Patrick Martin sur Franceinfo. Il dénonce surtout le cumul de mesures alourdissant la masse salariale.
Le président du Medef ne rejette pas à lui seul un éventuel coup de pouce. Il estime cependant qu’il s’ajouterait à la diminution envisagée des allègements de cotisations patronales. Une revalorisation peut aussi susciter des demandes de rattrapage juste au-dessus du minimum légal, sans qu’elles soient automatiques.
« Au motif d’acheter, en quelque sorte, la paix sociale dans la rue, on va créer la pagaille dans les entreprises », a averti Patrick Martin sur Franceinfo. Il dénonce surtout le cumul de mesures alourdissant la masse salariale.
Le président du Medef ne rejette pas à lui seul un éventuel coup de pouce. Il estime cependant qu’il s’ajouterait à la diminution envisagée des allègements de cotisations patronales. Une revalorisation peut aussi susciter des demandes de rattrapage juste au-dessus du minimum légal, sans qu’elles soient automatiques.
Charges patronales : le MEDEF conteste les chiffres du budget
Patrick Martin évalue à 11,5 milliards d’euros le surcoût du travail lié au projet de financement de la Sécurité sociale pour 2027. Le calcul patronal englobe notamment des transferts vers les complémentaires santé et une réduction des allègements de cotisations.
Pour ces derniers, le Medef avance 9,3 milliards d’euros, contre 3,7 milliards d’euros mis en avant par le gouvernement. L’écart tient notamment à des périmètres différents : le total patronal intègre 2,8 milliards d’euros d’allègements supplémentaires non accordés en 2026. Il ne s’agit donc pas uniquement de charges nouvelles pour 2027.
Dans un communiqué commun publié le 23 octobre 2026, le MEDEF, Les Entrepreneurs et l’U2P chiffrent les mesures envisagées à plus de 11 milliards d’euros, soit 550 euros par salarié et par an en moyenne. Ils dénoncent également le gel prolongé des paramètres d’allègement et le projet d’intégrer intéressement et participation dans leur calcul. Un sujet sensible pour la rémunération variable.
Pour ces derniers, le Medef avance 9,3 milliards d’euros, contre 3,7 milliards d’euros mis en avant par le gouvernement. L’écart tient notamment à des périmètres différents : le total patronal intègre 2,8 milliards d’euros d’allègements supplémentaires non accordés en 2026. Il ne s’agit donc pas uniquement de charges nouvelles pour 2027.
Dans un communiqué commun publié le 23 octobre 2026, le MEDEF, Les Entrepreneurs et l’U2P chiffrent les mesures envisagées à plus de 11 milliards d’euros, soit 550 euros par salarié et par an en moyenne. Ils dénoncent également le gel prolongé des paramètres d’allègement et le projet d’intégrer intéressement et participation dans leur calcul. Un sujet sensible pour la rémunération variable.
Hausse anticipée du SMIC : les grilles salariales sous tension
Depuis le 1er juin 2026, le SMIC mensuel s’établit à environ 1.867 euros bruts pour un temps plein, après une revalorisation de 2,4%. Une nouvelle hausse rapprocherait certains niveaux de rémunération du plancher légal. Les répercussions dépasseraient les seules fiches de paie au SMIC.
Côté syndicats, l’effort envisagé paraît insuffisant. La CFDT réclame une augmentation de 100 euros nets et une remise à plat des grilles de classification. Selon les données de la DARES citées par ce journal, la revalorisation de janvier 2026 concernait 2,1 millions de salariés du privé non agricole, soit 11,8% des effectifs.
Pour les ressources humaines, le défi est de préserver les écarts entre qualifications et responsabilités malgré des budgets contraints. La tâche se complique lorsque les minima conventionnels rejoignent le SMIC.
Côté syndicats, l’effort envisagé paraît insuffisant. La CFDT réclame une augmentation de 100 euros nets et une remise à plat des grilles de classification. Selon les données de la DARES citées par ce journal, la revalorisation de janvier 2026 concernait 2,1 millions de salariés du privé non agricole, soit 11,8% des effectifs.
Pour les ressources humaines, le défi est de préserver les écarts entre qualifications et responsabilités malgré des budgets contraints. La tâche se complique lorsque les minima conventionnels rejoignent le SMIC.
Entreprises : budgets bouclés et marges réduites compliquent le management
Les structures de services à forte intensité de main-d’œuvre figurent parmi les plus exposées. Les Échos citent les crèches et l’aide à domicile, où les tarifs encadrés empêchent parfois de répercuter les hausses de coûts. La Fédération des entreprises de services à la personne alerte ainsi sur la pression exercée sur les marges.
Autre difficulté, le temps de réaction. « Les budgets sont bouclés et les prix déjà négociés », souligne le Mouvement des entreprises de taille intermédiaire, cité par Les Échos. Les directions devront réviser leurs prévisions de paie sans pouvoir toujours renégocier leurs contrats.
Le Medef, Les Entrepreneurs et l’U2P demandent au gouvernement de renoncer aux modifications des allègements de charges. Mais le débat parlementaire reste ouvert : le jeudi 22 octobre, les députés ont rejeté en première lecture le durcissement prévu sur les exonérations des bas salaires.
Autre difficulté, le temps de réaction. « Les budgets sont bouclés et les prix déjà négociés », souligne le Mouvement des entreprises de taille intermédiaire, cité par Les Échos. Les directions devront réviser leurs prévisions de paie sans pouvoir toujours renégocier leurs contrats.
Le Medef, Les Entrepreneurs et l’U2P demandent au gouvernement de renoncer aux modifications des allègements de charges. Mais le débat parlementaire reste ouvert : le jeudi 22 octobre, les députés ont rejeté en première lecture le durcissement prévu sur les exonérations des bas salaires.

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