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Les conditions du chômage partiel resteront clémentes en février 2021



Mardi 2 Février 2021 - 17:10

Le ministère du Travail avait brandi cette menace, finalement l’échéance a été reportée : en février 2021, les salariés en chômage partiel « de droit commun » continueront à être indemnisés à 70% de leur salaire brut (et non pas 60%), et le reste à charge pour les employeurs n’augmentera pas.


Chômage partiel : une bonne nouvelle pour les salariés

L’épidémie de Covid-19 ne faiblit pas, les fermetures administratives continuent voire prennent de l’ampleur (on pense aux commerces non alimentaires d’une surface supérieure à 20.000 m2 notamment, fermés depuis le 31 janvier 2021) et l’activité économique ne reprend pas. Au vu de la situation, le ministère du Travail a décidé de maintenir en l’état les modalités du chômage partiel actuellement en vigueur.

Tout au long de février 2021, les salariés placés en chômage partiel de droit commun (en d’autres mots, n’appartenant pas aux secteurs bénéficiant d’un soutien exceptionnel) continueront donc à percevoir une indemnité équivalente à 70% de leur salaire brut, et non pas 60%, comme le ministère avait initialement le projet de le faire dès le 1er février 2021. Le passage au taux de 60% est reporté au 1er mars 2021. Et, bien évidemment, les salariés au SMIC percevront la totalité de leur salaire (l’indemnité au titre de chômage partiel ne pouvant pas être inférieure au SMIC).

Chômage partiel : la hausse du reste à charge pour les employeurs attendra

Bonne nouvelle également pour les employeurs : leur reste à charge n’augmentera pas jusqu’à fin février 2021. Vu l’ampleur de la hausse initialement envisagée (passage de 15% à 40% de reste à charge), les chefs d’entreprise doivent donc être doublement soulagés.

D’après les chiffres du Comité de suivi et d’évaluation des mesures de soutien aux entreprises confrontées à l’épidémie de Covid-19, entre mars et septembre 2020, 21% des entreprises de 5 à 10 salariés ont eu recours au chômage partiel. Le taux de recours a été de 31% parmi les entreprises de 10 à 250 salariés et de 46% parmi les entreprises de plus de 250 salariés.


Anton Kunin