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L’engagement des salariés s’est renforcé avec la crise sanitaire



Mardi 27 Octobre 2020 - 14:12

Tous types d’entreprises confondus, l’engagement des collaborateurs s’est renforcé avec le début de l’épidémie de Covid-19, nous apprend la dernière édition du Baromètre national de l'engagement au travail édité par Supermood, une société spécialisée dans la mesure de l’engagement et de l’expérience collaborateur en France.


Les salariés les plus jeunes et les plus seniors, deux catégories chez qui l’engagement baisse

Loin de désolidariser les équipes, l’épidémie de Covid-19 a renforcé l’engagement des salariés. 55% des hommes se disent engagés aujourd'hui, contre 50% avant l'épidémie. Chez les femmes, la proportion est de 53% aujourd'hui contre 48% avant l'épidémie, apprend-on de l’étude « L’engagement des collaborateurs face à la crise sanitaire » réalisée par la société Supermood. Cette dernière a mesuré le niveau d’engagement moyen des employés sur une période de 6 mois avant et après mars 2020 (respectivement « avant la crise » et « durant la crise »).

Mais la hausse de l’engagement ne concerne pas tout le monde. Les salariés ayant moins de 10 ans d’ancienneté ainsi que les plus seniors sont les deux catégories chez lesquelles l’engagement baisse. Selon les spécialistes de Supermood, chez les salariés les plus seniors, cette baisse de l’engagement peut s’expliquer notamment par la charge des responsabilités : disposant en moyenne de plus de responsabilités, ils ont pu pâtir d’une surcharge de travail liée à la mise en œuvre du télétravail.

De multiples idées pour renforcer l’engagement des collaborateurs

Selon Supermood, le niveau d’engagement peut varier d’une période à l’autre. Il dépend de multiples facteurs comme la hausse de la charge de travail, le manque de visibilité, le respect du protocole sanitaire ou encore la dégradation de la communication interne.

Afin de renforcer l’engagement des salariés, les spécialistes de Supermood proposent aux dirigeants de mettre en place toute une série d’idées : connecter le travail quotidien à un objectif plus grand, utiliser un tableau de bord visuel commun, favoriser la communication asynchrone dans la gestion de projet collectif, décentraliser certaines prises de décisions simples, mettre en place un système de mentorat entre collaborateurs, accorder de la flexibilité sur les horaires de travail ou encore officialiser le droit à la déconnexion via une charte écrite.


Anton Kunin


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