managementhebdo

Google attaqué pour sa politique anti-syndicats



Vendredi 4 Décembre 2020 - 10:21

Le géant Google est une nouvelle fois attaqué, mais cette fois au niveau fédéral. Le National Labor Relations Board (NLRB), organe qui protège les salariés américains et qui est chargé de s’assurer que le droit du travail est bien respecté aux États-Unis, a déposé une plainte à l’encontre de la firme de Mountain View. En cause : des pratiques du géant pour éviter que ses salariés ne créent de syndicat.


Le licenciement des « Thanksgiving four »

Pixabay/Simon
Pixabay/Simon
Tout a commencé en novembre 2019, quelques jours avant Thanksgiving, l’une des fêtes les plus importantes des États-Unis. Quatre employés de la firme de Mountain View avaient été licenciés quelques jours auparavant, d’où leur surnom, pour avoir enfreint le règlement interne de sécurité. C’est en tout cas la justification de Google pour s’être séparé de ces quatre collaborateurs.

Mais ces derniers avançaient une toute autre histoire : selon eux, Google aurait décidé de les licencier car ils étaient en train de monter un syndicat au sein du géant du numérique, une activité qui n’aurait pas plu à la direction. Après leur licenciement, ils sont donc allés porter plainte auprès du NLRB, qui fait référence au niveau fédéral, qui a ouvert une enquête. Mercredi 2 décembre 2020, le résultat de cette enquête est tombé et le NLRB a porté plainte contre Google.

Une surveillance et des interrogatoires

Selon le NLRB, Google aurait effectivement pratiqué une surveillance de ces quatre salariés, en particulier lors des présentations de ces derniers pour convaincre d’autres employés de la firme de se syndiquer. Des « interrogatoires d’employés concernant des activités protégées », selon les termes de la plainte, auraient également été menés par le géant de Mountain View. Google a deux semaines pour répondre de ces accusations.

Le groupe devra également paraître devant le NLRB le 12 avril 2021 lors d’une audition dans le cadre de cette affaire qui vient s’ajouter à celles qui entachent la réputation du géant depuis quelques années.


Paolo Garoscio