L’emploi industriel automobile face à une érosion continue
L’INSEE vient de publier une analyse détaillée sur l’évolution de l’emploi dans la filière automobile entre 2010 et 2023. Les chiffres sont sans appel. En treize ans, l’emploi industriel lié à l’automobile a chuté d’un tiers, alors même que le reste de l’industrie manufacturière française affichait une relative stabilité. Sur la période 2010-2023, l’emploi total de la filière automobile manufacturière est passé de 425.500 à 286.800 équivalents temps plein. Autrement dit, près de 139.000 postes ont disparu en un peu plus d’une décennie. Cette contraction de l’emploi représente une baisse de 33%, un décrochage sans équivalent dans le reste de l’industrie manufacturière, dont les effectifs n’ont reculé que de 1% sur la même période. Ainsi, non seulement l’automobile perd des emplois, mais elle le fait plus vite et plus durablement que les autres segments industriels.
Dans le détail, l’emploi industriel recule aussi bien chez les constructeurs que chez les fournisseurs. Les effectifs des constructeurs automobiles ont diminué de 35% entre 2010 et 2023, passant de 131.400 à 85.400 salariés. Du côté des équipementiers et fournisseurs industriels, la baisse atteint 32%, avec des effectifs ramenés de 294.100 à 201.400 salariés sur la même période. Cette double contraction fragilise l’ensemble de la chaîne de valeur de l’automobile et oblige les directions RH à revoir en profondeur leurs politiques de gestion prévisionnelle des emplois et des compétences.
Dans le détail, l’emploi industriel recule aussi bien chez les constructeurs que chez les fournisseurs. Les effectifs des constructeurs automobiles ont diminué de 35% entre 2010 et 2023, passant de 131.400 à 85.400 salariés. Du côté des équipementiers et fournisseurs industriels, la baisse atteint 32%, avec des effectifs ramenés de 294.100 à 201.400 salariés sur la même période. Cette double contraction fragilise l’ensemble de la chaîne de valeur de l’automobile et oblige les directions RH à revoir en profondeur leurs politiques de gestion prévisionnelle des emplois et des compétences.
Industrie automobile : au-delà du volume, c'est la nature des emplois qui a changé
Si la transition technologique est souvent présentée comme un levier de relance, elle n’a pas permis d’enrayer la baisse de l’emploi industriel dans l’automobile. L’INSEE constate pourtant que la majorité des fournisseurs sont désormais intégrés à la production de véhicules électriques. Cependant, cette montée en gamme technologique ne compense pas les pertes d’emplois liées à la simplification des chaînes de production et à la réduction du nombre de pièces nécessaires. Ainsi, même lorsque l’industrie innove, l’emploi continue de se contracter, ce qui pose un défi majeur en matière de reconversion professionnelle.
Par ailleurs, les besoins en compétences évoluent rapidement. Les métiers traditionnels de la mécanique cèdent progressivement du terrain au profit de profils orientés vers l’électronique, le logiciel ou la gestion de systèmes automatisés. Pour les acteurs RH, cette mutation implique d’anticiper les écarts de compétences, tout en accompagnant les salariés fragilisés par les suppressions de postes. Toutefois, la baisse globale de l’emploi limite mécaniquement les possibilités de reclassement interne, accentuant les tensions sociales au sein de l’industrie automobile.
Par ailleurs, les besoins en compétences évoluent rapidement. Les métiers traditionnels de la mécanique cèdent progressivement du terrain au profit de profils orientés vers l’électronique, le logiciel ou la gestion de systèmes automatisés. Pour les acteurs RH, cette mutation implique d’anticiper les écarts de compétences, tout en accompagnant les salariés fragilisés par les suppressions de postes. Toutefois, la baisse globale de l’emploi limite mécaniquement les possibilités de reclassement interne, accentuant les tensions sociales au sein de l’industrie automobile.
Gérer les plans de départs, les mobilités externes et les dispositifs d’accompagnement
La contraction de l’emploi dans l’automobile a également des répercussions territoriales importantes. Dans certaines régions fortement industrialisées, la filière représentait historiquement un pilier de l’industrie locale. En 2023, la part de l’automobile dans l’emploi industriel total est tombée à 9,2%. Cette baisse relative traduit un recul de l’influence économique du secteur, avec des conséquences directes sur l’attractivité des bassins d’emploi concernés.
Pour les professionnels des ressources humaines, la situation impose une adaptation constante. D’un côté, il s’agit de gérer les plans de départs, les mobilités externes et les dispositifs d’accompagnement. De l’autre, il faut continuer à recruter sur des métiers en tension, alors même que l’emploi global se réduit. Ce paradoxe complique la stratégie RH, car il combine une logique de réduction d’effectifs avec une exigence accrue de compétences rares.
Pour les professionnels des ressources humaines, la situation impose une adaptation constante. D’un côté, il s’agit de gérer les plans de départs, les mobilités externes et les dispositifs d’accompagnement. De l’autre, il faut continuer à recruter sur des métiers en tension, alors même que l’emploi global se réduit. Ce paradoxe complique la stratégie RH, car il combine une logique de réduction d’effectifs avec une exigence accrue de compétences rares.

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