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SNCF : un plan d'économies pour redresser la barre



Samedi 18 Janvier 2020 - 19:03

L'heure est au bilan à la SNCF, alors que la grève contre la réforme des retraites commence finalement à s'essouffler. Jean-Pierre Farandou, le nouveau PDG de l'entreprise, a annoncé un plan d'économies.


Près d'un milliard d'euros de manque à gagner

Durant son premier conseil d'administration, le nouveau patron de la SNCF a fait les comptes et confirmé que le mouvement social contre la réforme des retraites représentait un manque à gagner de 22 millions d'euros par jour. Au titre de 2019, cela représente 600 millions d'euros qui ne rentreront pas dans les caisses de l'entreprise. Et pour 2020, jusqu'à ce jeudi 16 janvier (43e jour de grève), la perte supplémentaire est de 250 millions supplémentaires : « Au grand total, on ne sera pas très loin du milliard d’euros de pertes », relève Jean-Pierre Farandou. « S’il n’y avait pas eu la grève, on aurait fait une très bonne année 2019. Mais là, cela va faire mal, cela va nous abîmer », déplore-t-il.

Le nouveau PDG, en place depuis le 1er novembre 2019 à la suite de Guillaume Pepy, a annoncé un plan d'économies. Selon le dirigeant, les 600 millions d'euros de 2019 sont « perdus ». Néanmoins, la SNCF va tenter de « rattraper une partie des quelque 300 à 350 millions de pertes » dues à la grève en 2020. Les propositions de la direction seront connues au prochain conseil d'administration du groupe, qui se tiendra à la fin du mois de février ou début mars.

Plan d'économies et de reconquête de la clientèle

Pas question de toucher à « l'emploi de production », assure Jean-Pierre Farandou, c'est-à-dire les postes sur le terrain. En revanche, les emplois administratifs pourraient être concernés. Les filiales de la SNCF en France comme à l'étranger (Eurostar, Keolis, Geodis…) ne devraient pas en souffrir, puisqu'elles sont rentables. Ce n'est pas le cas de la SNCF en tant que telle.

L'autre piste envisagée par le nouveau patron des cheminots est de relancer et d'amplifier la reprise du trafic. La longueur de la grève et des perturbations à la SNCF ont poussé les usagers à revoir leurs habitudes de transport et l'entreprise cherche à les faire revenir vers le train. 500 000 places à moins de 40 euros sont proposées. Ce plan de reconquête de la clientèle va néanmoins coûter cher, creusant ainsi des pertes déjà importantes.


Olivier Sancerre

Tags : SNCF






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