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Les salariés attendent une évolution de l’organisation du travail et de la culture managériale



Mardi 29 Juin 2021 - 17:07

Interrogés sur la façon dont ils souhaiteraient voir les entreprises évoluer, les salariés français citent avant tout des changements dans l’organisation du travail et dans la culture managériale, apprend-on du livre blanc de Mazars « Construire la sortie de crise : quelles sont les attentes des Français vis-à-vis de l’entreprise ? ».


Les salariés sont demandeurs de davantage de flexibilité et de bien-être au travail

Dans la perspective de sortie de crise, les Français attendent des entreprises une évolution importante. Interrogés sur les sujets qui leur semblent prioritaires, les salariés répondent que c’est l’organisation du travail et la culture managériale, devant une meilleure répartition de la valeur créée (sujet qui semble prioritaire pour 39% d’entre eux, et même pour 45% des salariés en Île-de-France), nous apprend le livre blanc de Mazars « Construire la sortie de crise : quelles sont les attentes des Français vis-à-vis de l’entreprise ? ».

Les salariés sont demandeurs de nouvelles expériences de travail, plus humaines : plus flexibles, plus collaboratives et accordant davantage d’importance au bien-être des collaborateurs et au bénéfice de leur productivité et de leur engagement. L’immense majorité des salariés déclarent par ailleurs ressentir un besoin urgent de développer la formation et de s’engager en faveur de l’intégration de toutes les générations de collaborateurs.

Le chef d’entreprise, un modèle (espéré) pour ses salariés

Interrogés sur la manière dont ils souhaiteraient voir leurs dirigeants évoluer, les Français ont déclaré qu’ils aimeraient qu’ils incarnent des valeurs fortes : solidarité, responsabilité, bienveillance, honnêteté et transparence. Toujours selon cette étude, les salariés réclament de la décence dans la gestion de l’humain et la répartition de la richesse, ils souhaitent que les dirigeants restent à leur place en évitant de faire de la politique, qu’ils continuent d’apprendre de la crise pour mieux résister aux prochaines et que, dans la mesure du possible, ils pensent à long terme.

Toujours est-il qu’entre les espoirs et la réalité, il y a un fossé. 57% des salariés pensent ainsi que les chefs d’entreprises ne tiendront pas les engagements qu’ils ont pris durant la crise. « La crise doit donc être un nouveau départ : elle est l’occasion pour les entreprises de redémarrer sur de nouvelles bases plus saines, plus responsables, plus durables », concluent les auteurs de ce livre blanc.


Anton Kunin