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La maîtrise de la langue française : une compétence plus que jamais recherchée en entreprise



Mardi 26 Octobre 2021 - 08:00

Les employeurs sont nombreux à constater des difficultés en expression écrite et orale parmi leurs salariés et sont de plus en plus exigeants lors des recrutements. Pour eux, la maîtrise du français est bien plus importante que celle de l’anglais.


Trop de fautes d'orthographe au travail

La maîtrise du français paraît être un minimum dans l’exercice de ses fonctions ou dans la recherche d’un travail. Et pourtant… Selon une étude Ipsos parue ce lundi 25 octobre 2021 pour le Projet Voltaire, plate-forme qui propose du renforcement en ligne, auprès de 2.500 entreprises, « 76% des employeurs se trouvent confrontés quotidiennement aux lacunes de leurs équipes ». Elles font taches pour les salariés mais aussi pour l'entreprise.

« C’est un chiffre assez gigantesque, souligne Mélanie Viénot, présidente du Projet Voltaire. Le télétravail, après l’explosion des relations à distance ou des mails, a mis en lumière les déficits de certains salariés dans la maîtrise de la langue de Molière. 93% des décideurs jugent que les lacunes en expression écrite ou orale et en orthographe de leurs équipes ont « des répercussions très importantes sur leur crédibilité et leur efficacité professionnelle, et par conséquent sur la réputation, la productivité et même la performance financière des entreprises », d'après les sondés. Les employeurs sont donc « de plus en plus attentifs » à l'orthographe « parce qu'ils ont conscience que cela leur porte préjudice ». 

Principaux critères de recrutement

Les recruteurs ont toujours été attentifs au niveau de français. D'après l'enquête, pour 86% des recruteurs, la maîtrise de l’expression écrite et orale et de l’orthographe par leurs collaborateurs est fondamentale. Surtout, les difficultés à s'exprimer à l'oral et à l'écrit sont devenues un frein au recrutement. « Les difficultés à s’exprimer et à argumenter à l’oral, à l’instar des lacunes en orthographe et en expression écrite, sont des freins à l’embauche, lors de l’intégration des nouvelles recrues et pour la promotion des salariés », note l'enquête. 

Nombreux sont les employeurs qui font alors de la maîtrise du français une condition à l'embauche. « La qualité de l'expression figure au sommet des critères de recrutement, devant l'expérience professionnelle et la formation initiale », indique Mélanie Viénot. La maîtrise du français est également devenue plus importante que celle de l'anglais. En tête des exigences, on retrouve la motivation et le savoir-être.


Briac JAPIOT