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La Française des Jeux a perdu 200 millions d'euros pendant le confinement



Vendredi 19 Juin 2020 - 09:51

La Française des Jeux aussi a souffert durant la crise du coronavirus. L'entreprise, privatisée depuis la fin de l'année dernière, a perdu 200 millions d'euros durant les deux mois de confinement.


Le coronavirus pèse sur les comptes de la FdJ

Le premier trimestre de l'année a été difficile pour la Française des Jeux. L'entreprise a annoncé un recul de 5% des mises, soit 4,1 milliards d'euros. Le chiffre d'affaires a baissé de 1%, à environ 500 millions d'euros. Mais c'est depuis mi-mars, soit au début du confinement, que la situation a empiré. La FdJ a accusé une chute vertigineuse des mises de près de 60%. Les paris sportifs se sont effondrés de 95%, en raison de la suspension des matchs et des compétitions. Pendant les deux mois de confinement, le manque à gagner s'établit à 200 millions d'euros, a expliqué la PDG Stéphane Pallez aux Echos : « Nous constatons un manque à gagner sur les deux mois de confinement de 200 millions d'euros pour le chiffre d'affaires annuel et de 100 millions pour l'Ebitda ».

La Française des Jeux voit ses bénéfices avant impôts et investissements reculer de 28,90% par rapport à l'ensemble de l'année dernière. Pour faire face aux difficultés, le groupe a mis en œuvre un plan visant à réaliser 80 millions d'euros d'économies durant cette année. Cela représente 10% de ses coûts fixes annuels. Par ailleurs et malgré la situation, le conseil d'administration a validé le versement d'un dividende, mais réduit de 30% (soit 0,45 euro par action).

Retour à la normale pas avant 2021

De toute évidence, le retour à la situation d'avant la crise du coronavirus sera long. Stéphane Pallez livrera une nouvelle estimation du niveau d'activité le 29 juillet. Mais elle prévient qu'il faudra sans doute attendre la fin de l'année prochaine pour retrouver une activité digne de 2019. Néanmoins, le tableau n'est pas si sombre pour la Française des Jeux et ses actionnaires.

L'action du groupe a en effet connu une envolée de son cours de 30% depuis le début de l'année. Le titre s'affiche désormais autour de 30 euros, ce qui représente une très bonne plus-value sachant que le prix d'introduction avait été fixé à 19,90 euros. En quelques mois à peine, les actionnaires ont d'ores et déjà sécurisé 50% de gains. Et s'ils se montrent patient, ils pourront recevoir des actions gratuites en vertu de l'offre 1 pour 10 au bout de dix mois.


Olivier Sancerre


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