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  <title>Management Hebdo</title>
  <description><![CDATA[L'essentiel du management]]></description>
  <link>https://www.management-hebdo.fr/</link>
  <language>fr</language>
  <dc:date>2026-09-14T22:37:04+02:00</dc:date>
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   <title>Arrêts maladie : l’Assurance maladie généralise les contrôles en visioconférence</title>
   <pubDate>Fri, 05 Dec 2025 17:13:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Anton Kunin</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Entreprises]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Face à la montée des arrêts maladie, l'Assurance Maladie déploie un nouveau dispositif de contrôle : le télécontrôle par visioconférence. À compter du 1ᵉʳ décembre 2025, ce système entend renforcer la surveillance des arrêts de travail tout en modernisant les pratiques.     <div><b>​Arrêts maladie, accidents du travail, maladies professionnelles, demandes d’invalidité... : le télécontrôle à tous les étages !</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.management-hebdo.fr/photo/art/default/93027888-65090781.jpg?v=1764952825" alt="Arrêts maladie : l’Assurance maladie généralise les contrôles en visioconférence" title="Arrêts maladie : l’Assurance maladie généralise les contrôles en visioconférence" />
     </div>
     <div>
      Depuis le 1ᵉʳ décembre 2025, l’Assurance maladie peut organiser des contrôles à distance dans le cadre d’un arrêt de travail. Ce changement intervient dans un contexte où les arrêts maladie pèsent lourd : les indemnités journalières ont atteint 11,3 milliards d’euros en 2024. L’objectif est clair : limiter les abus tout en optimisant les contrôles. <strong>Le nouveau dispositif, baptisé « télécontrôle », permet à un médecin-conseil d’évaluer la légitimité d’un arrêt de travail via visioconférence.</strong> Il s’applique non seulement aux arrêts maladie, mais aussi aux accidents du travail, maladies professionnelles et à certaines demandes d’invalidité. <br />   <br />  Le processus est encadré et transparent. L’assuré reçoit deux jours avant un mail et un SMS précisant la date, l’heure et les modalités de connexion. La veille, un rappel est envoyé. Le jour du rendez-vous, il se connecte via smartphone, tablette ou ordinateur pour un entretien avec le médecin-conseil. <strong>En cas de difficulté technique ou de refus de la visio, un rendez-vous en présentiel reste possible. Selon l’Assurance Maladie, les garanties restent identiques à celles d’un contrôle en face-à-face.</strong> Le télécontrôle a vocation à simplifier les échanges.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Le télécontrôle, un moyen de lutter contre les arrêts de travail injustifiés</b></div>
     <div>
      La généralisation du télécontrôle s’inscrit dans un contexte de hausse constante des coûts liés aux arrêts maladie. Les indemnités journalières versées ont atteint 11,3 milliards d’euros en 2024, après une progression de près de 28% entre 2019 et 2023. <strong>Le dispositif a d’abord été expérimenté pendant trois mois dans trois régions-pilotes (Normandie, Bourgogne-Franche-Comté, Occitanie). Cette phase test a donné des résultats jugés encourageants : environ 85% des assurés interrogés se sont dits « favorables » à une nouvelle convocation en visio.</strong> <br />   <br />  Selon les premières données rendues publiques, 38% des arrêts de travail contrôlés en visio ont été interrompus à l’issue du télécontrôle. Autrement dit, plus d’un arrêt sur trois jugé par visioconférence a été considéré comme non justifié. Ces résultats illustrent pourquoi l’État et l'Assurance Maladie misent sur la visio : non seulement pour rationaliser les contrôles, mais aussi pour dissuader les fraudes et contenir la dépense publique.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Les arrêts de travail invérifiables, c'est fini ou presque</b></div>
     <div>
      Ce dispositif a des implications directes pour les entreprises et les services de ressources humaines. D’abord, il modifie le rapport à l’absence : un arrêt de travail n’est plus difficilement vérifiable. Les entreprises peuvent désormais s’appuyer sur le télécontrôle pour s’assurer de la validité d’un arrêt avant de verser des indemnités complémentaires. Ensuite, en cas de décision d’invalidité de l’arrêt, l’employeur n’est plus tenu de verser un maintien de salaire complémentaire. <strong>De quoi renforcer la pression pour que les arrêts soient bien justifiés médicalement — un signal fort pour les salariés comme pour les employeurs.</strong> <br />   <br />  Enfin, pour les managers et responsables RH, le télécontrôle pourrait rationaliser les processus internes : moins de gestion des convocations, moins de déplacements, plus de rapidité. Mais cela implique aussi une vigilance accrue sur la sécurité et la conformité des procédures, notamment en cas de contestation par le salarié.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Une évaluation de l'état de santé en présentiel restera possible</b></div>
     <div>
      Le nouveau dispositif repose sur un cadre réglementaire clair : le télécontrôle ne remplace pas un examen clinique indispensable. Si une évaluation physique est nécessaire, l’assuré sera convoqué en présentiel. <strong>De plus, le recours au télécontrôle n’est pas automatique pour tous les arrêts : le médecin-conseil détermine si la visio est appropriée, en fonction de l’état de santé, de la pathologie ou des justificatifs fournis.</strong> <br />   <br />  Malgré tout, la mesure suscite des inquiétudes. Pour certains professionnels, transformer un rendez-vous médical en visioconférence peut fragiliser la relation de confiance patient-médecin — surtout pour des pathologies complexes ou des malades chroniques. D’autres redoutent une approche trop administrative : l’arrêt maladie pourrait devenir davantage un outil de gestion des coûts que de protection sociale. Le risque est de stigmatiser les arrêts longs, même légitimes.&nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
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   <link>https://www.management-hebdo.fr/Arrets-maladie-l-Assurance-maladie-generalise-les-controles-en-visioconference_a1907.html</link>
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   <title>L’absentéisme des salariés progresse encore, son coût se chiffre désormais à 120 milliards d’euros</title>
   <pubDate>Fri, 05 Sep 2025 15:17:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Anton Kunin</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Entreprises]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   L’absentéisme progresse encore dans le secteur privé. Entre arrêts de travail répétés, durée moyenne plus longue et poids croissant des risques psychosociaux, les entreprises doivent faire face à une réalité qui pèse lourdement sur leur organisation et leurs coûts.     <div><b>L’absentéisme a encore progressé de 3% en 2024</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.management-hebdo.fr/photo/art/default/90921529-64025928.jpg?v=1757082134" alt="L’absentéisme des salariés progresse encore, son coût se chiffre désormais à 120 milliards d’euros" title="L’absentéisme des salariés progresse encore, son coût se chiffre désormais à 120 milliards d’euros" />
     </div>
     <div>
      C'est une tendance préoccupante que révèle le Baromètre de l'absentéisme dans le privé réalisé par la société de courtage d’assurance et de réassurance Willis Towers Watson France (WTW). <strong>Le taux d’absentéisme a atteint 5,1% en 2024, en hausse de 3% sur un an</strong>, confirmant une progression constante depuis 2019. L’absentéisme est désormais une préoccupation majeure pour les ressources humaines, avec des arrêts de travail plus longs et plus fréquents qui touchent durablement l’organisation des salariés et l’équilibre des équipes. <br />   <br />  Depuis 2019, le taux d’absentéisme a bondi de 34%. Cette évolution traduit un changement structurel et durable. « <em>Il y a clairement un avant et un après Covid avec des indicateurs qui ont tous dérivé de façon importante : +13% pour la prévalence, +14% pour la durée moyenne </em>», peut-on lire dans ce rapport. <strong>La prévalence atteint désormais 35%, ce qui signifie qu’un salarié sur trois a été arrêté au moins une fois au cours de l’année. Les arrêts de travail deviennent également plus longs : la durée moyenne atteint 24 jours, contre 21 avant 2020.</strong> <br />   <br />  Les arrêts de longue durée, supérieurs à 90 jours, pèsent de plus en plus lourd dans l’absentéisme. Ils représentent 57% du total en 2024, contre 48% en 2019. Cette aggravation est en grande partie liée aux risques psychosociaux, devenus la première cause des arrêts longs. « <em>Les risques psychosociaux restent la première cause d’absentéisme des arrêts longs et contribuent à l’augmentation du taux d’absentéisme</em> », confirment les auteurs du rapport. <strong>En 2024, les troubles mentaux représentent 36% de ces absences prolongées, contre 32% en 2023.</strong> Cette évolution témoigne d’un malaise croissant, qui interroge les pratiques managériales et les conditions de travail.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Un impact différencié selon les salariés et les secteurs</b></div>
     <div>
      Le Baromètre nous apprend par ailleurs que l’absentéisme ne touche pas tous les salariés de la même manière. Les femmes enregistrent un taux d’absentéisme plus élevé que les hommes : 6,1%, contre 4,6%. Ce différentiel s’explique par une combinaison de facteurs, parmi lesquels une exposition plus forte à certaines pathologies, mais aussi des contraintes familiales et sociales. À l’inverse, les salariés en contrat à durée déterminée (CDD) sont beaucoup moins absents. Leur taux d’absentéisme est deux fois inférieur à celui des salariés en contrat à durée indéterminée (CDI), en raison notamment de la crainte de ne pas voir leur contrat renouvelé. <br />   <br />  Les disparités sont également sectorielles. <strong>L’hébergement-restauration enregistre le taux d’absentéisme le plus élevé, avec 8,5% en 2024. Il est suivi par les transports et la santé, secteurs où les conditions de travail, les horaires atypiques et l’exposition à des charges physiques ou psychologiques renforcent la fréquence des arrêts de travail.</strong> Par ailleurs, les accidents du travail et maladies professionnelles ne représentent que 6% des arrêts, mais comptent pour 17% des jours d’absentéisme. Leur durée est en moyenne trois fois plus longue que celle des arrêts maladie classiques : 71 jours contre 21.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Un coût massif pour les entreprises françaises</b></div>
     <div>
      Au-delà des conséquences humaines et organisationnelles, l’absentéisme pèse lourdement sur la performance économique des entreprises. S<strong>elon le baromètre, son coût direct annuel est estimé à 120 milliards d’euros pour l’ensemble du secteur privé.</strong> Cette facture intègre non seulement le maintien de salaire et les compléments employeurs, mais aussi le coût indirect lié au remplacement des salariés absents, à la désorganisation des équipes et à la baisse de productivité. Le poids des arrêts longs accentue cette tendance, puisque leur durée étendue entraîne une désorganisation durable des services. <br />   <br />  La combinaison d’une prévalence en hausse, d’une durée moyenne plus longue et du poids croissant des risques psychosociaux constitue un défi majeur pour les directions des ressources humaines. Les entreprises françaises doivent désormais repenser leurs politiques de prévention, renforcer le suivi médical et adapter leurs dispositifs d’accompagnement des salariés. Car si les arrêts de travail traduisent un état de santé dégradé, ils sont aussi le symptôme d’une organisation qui doit évoluer pour contenir un phénomène dont l’impact ne cesse de croître.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
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   <link>https://www.management-hebdo.fr/L-absenteisme-des-salaries-progresse-encore-son-cout-se-chiffre-desormais-a-120-milliards-d-euros_a1894.html</link>
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   <title>En arrêt de travail, les salariés acquièrent 2 jours de congés par mois</title>
   <pubDate>Tue, 04 Jun 2024 07:33:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Anton Kunin</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Entreprises]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   L'article 37 de la loi n° 2024-364 du 22 avril 2024 portant diverses dispositions d'adaptation au droit de l'Union européenne (DDADUE) met en conformité le Code du travail en matière d’acquisition de congés payés pour maladie non professionnelle. Depuis le 24 avril 2024, en arrêt de travail, les salariés acquièrent 2 jours de congés par mois et non plus 2,5, comme c’était le cas jusqu’ici.     <div><b>Un arrêt maladie rapporte désormais moins de jours de congés</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.management-hebdo.fr/photo/art/default/80732862-58225037.jpg?v=1717481502" alt="En arrêt de travail, les salariés acquièrent 2 jours de congés par mois" title="En arrêt de travail, les salariés acquièrent 2 jours de congés par mois" />
     </div>
     <div>
      Fin avril 2024, la France a dû se mettre en conformité avec le droit européen en matière de congés pays, même si cela revenait à offrir à ses citoyens de moindres droits. Depuis la loi du 22 avril 2024, entrée en vigueur le 24 avril 2024, la durée de congé payé acquis au titre des périodes pendant lesquelles le salarié est en arrêt de travail pour une maladie ou un accident non professionnel est fixée à 2 jours ouvrables par mois. <strong>Cette loi prévoit également, dans certaines limites, un droit au report des congés payés au profit du salarié qui se trouve dans l’impossibilité, pour cause de maladie ou d’accident, de prendre, au cours de la période de prise de congés, tout ou partie des congés qu’il a acquis.</strong> <br />   <br />  Pour rappel, durant les périodes où le contrat de travail est suspendu en raison d'un arrêt de travail dû à un accident ou une maladie non professionnelle, le salarié a droit à un congé, qui est donc désormais de 2 jours ouvrables par mois, et jusqu'à un maximum de 24 jours ouvrables par période de référence.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>En arrêt maladie, un salarié ne peut acquérir plus de 24 jours de congés payés</b></div>
     <div>
      Par exemple, un salarié en arrêt maladie non professionnelle pour toute la période de référence aura droit à un maximum de 24 jours ouvrables de congés payés. Un salarié en arrêt maladie non professionnelle pendant 4 mois au cours de la période de référence aura droit à 2 jours de congés payés pour chacun de ces 4 mois, auxquels s'ajouteront 2,5 jours de congés pour les 8 mois de travail effectif, soit un total de 28 jours de congés payés. <br />   <br />  <strong>Un salarié peut, dans les conditions et limites établies par le Code du travail, offrir des jours de repos à un autre salarié de la&nbsp;même entreprise qui prend en charge un enfant gravement malade ou handicapé.</strong> De même, il est prévu la possibilité pour un salarié de céder des jours de repos à un collègue qui apporte son soutien à une personne en perte d'autonomie ou handicapée, à condition que cette personne soit l'une de celles permettant au salarié bénéficiaire d'obtenir un congé de proche aidant.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.management-hebdo.fr/photo/art/imagette/80732862-58225037.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.management-hebdo.fr/En-arret-de-travail-les-salaries-acquierent-2-jours-de-conges-par-mois_a1792.html</link>
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   <title>Arrêts maladie : du changement en 2024</title>
   <pubDate>Fri, 29 Dec 2023 10:11:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Paolo Garoscio</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Management]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Afin d’adapter les règles du monde du travail aux évolutions technologiques et aux changements de pratiques, le gouvernement, dans le cadre du Budget de la sécurité sociale, a changé à la marge quelques règles concernant les arrêts de travail en France. Mais tout n’a pas été validé par le Conseil constitutionnel.     <div><b>Les téléconsultations subiront un tour de vis</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.management-hebdo.fr/photo/art/default/77536902-56347540.jpg?v=1703842424" alt="Arrêts maladie : du changement en 2024" title="Arrêts maladie : du changement en 2024" />
     </div>
     <div>
      En 2024, les règles encadrant les arrêts maladie changeront.<strong> La prescription d'arrêts de travail via téléconsultation sera désormais limitée à trois jours, sauf si elle est effectuée par le médecin traitant ou la sage-femme référente du patient.</strong> Et ce afin de garantir une évaluation physique adéquate de l'état de santé du patient, une démarche jugée essentielle par le gouvernement, mais aussi afin de lutter contre les abus. Plus de 6 millions de Français sans médecin traitant pourraient être affectés par cette mesure mais il existe des exceptions en cas d'impossibilité justifiée de consulter un médecin en personne pour prolonger un arrêt de travail. <br />   <br />  Une nouveauté majeure pour 2024 est l'obligation de vidéotransmission pour valider le remboursement des prescriptions liées aux arrêts de travail. <strong>Le gouvernement a également renforcé la surveillance des arrêts maladie, en réponse à une augmentation de 30% des arrêts maladie en dix ans. </strong>En 2022, la France a enregistré 8,8 millions d'arrêts maladie, entraînant des dépenses de 16 milliards d'euros. Un millier de médecins, considérés comme de gros prescripteurs, sont désormais sous surveillance accrue.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Quelques mesures censurées par le Conseil constitutionnel</b></div>
     <div>
      Une mesure controversée, permettant aux employeurs de contester les arrêts de travail et suspendre les indemnités journalières, a été censurée par le Conseil constitutionnel. <strong>Une bonne nouvelle pour les salariés qui consacre le droit, en cas d’incapacité de travailler, à obtenir des moyens convenables d'existence.</strong> <br />   <br />  Le Conseil constitutionnel a également censuré une disposition qui aurait permis au ministre de la Santé <strong>de limiter ou d'interdire la prescription de médicaments en rupture d’approvisionnement via télémédecine</strong>. Une mesure qui aurait pu priver les patients de médicaments essentiels en cas de consultation à distance.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.management-hebdo.fr/photo/art/imagette/77536902-56347540.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.management-hebdo.fr/Arrets-maladie-du-changement-en-2024_a1745.html</link>
  </item>

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   <title>Les arrêts de travail délivrés en téléconsultation seront toujours valables</title>
   <pubDate>Fri, 23 Dec 2022 10:25:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Paolo Garoscio</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Management]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Le gouvernement voulait changer les règles et limiter la possibilité d’obtenir un arrêt de travail via une téléconsultation. Mais pour le Conseil Constitutionnel, la réforme ne respecte pas les droits de travailleurs, et surtout la Constitution. Intégrée à la loi de Financement de la Sécurité sociale, elle a été censurée.     <div><b>Une tentative de limiter l’accès aux arrêts de travail en téléconsultation</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.management-hebdo.fr/photo/art/default/69734276-48723060.jpg?v=1671788947" alt="Les arrêts de travail délivrés en téléconsultation seront toujours valables" title="Les arrêts de travail délivrés en téléconsultation seront toujours valables" />
     </div>
     <div>
      Dès la rentrée 2022, le gouvernement mettait en avant une augmentation du nombre d’arrêts de travail accordés en téléconsultation. Un phénomène lié à l’adoption, massive, de la télémédecine par les Français, mais qui pour le gouvernement posait problème.<strong> Il soupçonne certains médecins peu scrupuleux d’accorder des arrêts de travail indus.</strong> Or, cela conduit à une augmentation des coûts d’indemnisation de la Sécurité sociale. <br />   <br />  Pour limiter le problème, dans la Projet de Loi de Financement de la Sécurité sociale 2023, l’exécutif mettait des limites. Les arrêts de travail obtenus via une téléconsultation n’auraient été valables <strong>que si le médecin consulté est le médecin traitant ou un médecin que le patient a visité en cabinet durant les 12 derniers mois</strong>. Ainsi faisant, impossible d’obtenir un arrêt de travail de la part d’un médecin tiers qui ne connaîtrait pas le demandeur.<!--cke_bookmark_108S--><!--cke_bookmark_108E-->
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Le Conseil Constitutionnel censure la mesure</b></div>
     <div>
      Sans nier la problématique de l’augmentation des arrêts de travail accordés par téléconsultation, le Conseil Constitutionnel est allé à l’encontre du gouvernement. Dans le cadre de la validation, obligatoire, de la loi, <strong>il a jugé que le déremboursement des arrêts de travail qui ne respecteraient pas ces conditions était anticonstitutionnel.</strong> <br />   <br />  La mesure serait en effet contraire à l’alinéa 11 du préambule de la Constitution de 1946. Ce dernier, précis que «<em>&nbsp;tout être humain qui (…) se trouve dans l’incapacité de travailler a le droit d’obtenir de la collectivité des moyens convenables d’existence&nbsp;</em>». La réforme risquait, selon les Sages, <strong>d’interdire à des patients l’accès à l’indemnisation à laquelle ils ont droit «&nbsp;<em>alors même qu’un médecin a constaté son incapacité physique de continuer ou de reprendre le travail</em>&nbsp;».</strong>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.management-hebdo.fr/photo/art/imagette/69734276-48723060.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.management-hebdo.fr/Les-arrets-de-travail-delivres-en-teleconsultation-seront-toujours-valables_a1639.html</link>
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