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 <title>Management Hebdo</title>
 <subtitle><![CDATA[L'essentiel du management]]></subtitle>
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 <updated>2026-08-19T13:34:18+02:00</updated>
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   <title>Décès au travail : la France face à une hécatombe silencieuse</title>
   <updated>2025-11-28T17:03:00+01:00</updated>
   <id>https://www.management-hebdo.fr/Deces-au-travail-la-France-face-a-une-hecatombe-silencieuse_a1906.html</id>
   <category term="Entreprises" />
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   <published>2025-11-28T16:50:00+01:00</published>
   <author><name>Anton Kunin</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
En 2024, la France a enregistré un niveau inédit de décès liés au lieu de travail, révélant une sinistre réalité silencieuse, longtemps sous-estimée. Derrière la baisse globale des accidents, la progression du nombre de morts au travail interroge les stratégies de sécurité, l’organisation du travail et l’évolution des risques professionnels.     <div><b>Les décès au lieu de travail atteignent un niveau inédit en 2024</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.management-hebdo.fr/photo/art/default/92883475-65020444.jpg?v=1764345680" alt="Décès au travail : la France face à une hécatombe silencieuse" title="Décès au travail : la France face à une hécatombe silencieuse" />
     </div>
     <div>
      L’Assurance maladie vient de publier son rapport annuel 2024 sur les risques professionnels, confirmant un record de décès sur le lieu de travail en France. Selon ses données, <strong>1.297 personnes sont mortes en lien direct avec leur travail en 2024</strong>, faisant du décès professionnel un enjeu central de santé publique, de sécurité au travail et de responsabilité managériale. En 2024, 764 décès ont été directement imputables à des accidents du travail. À ces décès s’ajoutent 318 morts liées aux accidents de trajet, ainsi que 215 décès causés par des maladies professionnelles, pour atteindre un total de 1 297 décès liés au travail sur un an. <br />   <br />  Ce bilan prend toute sa dimension lorsque l’on rappelle qu’il ne couvre que les salariés du régime général, c’est-à-dire le secteur privé. Les exploitants agricoles, les indépendants et une grande partie des agents publics ne sont pas inclus dans cette comptabilité, ce qui signifie que le nombre réel de décès liés au lieu de travail est probablement plus élevé. <br />   <br />  Dans le même temps, le nombre total d’accidents du travail reconnus connaît une baisse. <strong>En 2024, 549.614 accidents du travail ont été comptabilisés.</strong> Cette contradiction apparente révèle une mutation profonde des risques : moins d’accidents au global, mais davantage de décès, et donc une gravité accrue des situations rencontrées sur le lieu de travail.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Les principaux facteurs de décès : malaises, maladies professionnelles et secteurs à risque</b></div>
     <div>
      L’analyse qualitative des décès montre que la plupart ne résultent pas d’évènements spectaculaires, mais de causes internes au corps humain. <strong>À en croire le Rapport annuel 2024 de l’Assurance maladie, plus de la moitié des accidents du travail mortels font suite à des malaises.</strong> Ces malaises mortels renvoient directement à la question de la santé des travailleurs, de leur suivi médical, mais aussi des contraintes physiques et psychiques imposées par le travail. Dans ses travaux récents reposant sur la base EPICEA, l’Institut national de recherche et de sécurité pour la prévention des accidents du travail et des maladies professionnelles (INRS) souligne que ces malaises concernent « <em>presque exclusivement des hommes</em> » et que l’âge médian des victimes se situe autour de 51 ans, confirmant la vulnérabilité accrue des salariés vieillissants exposés à des conditions de travail dégradées. <br />   <br />  <strong>Parallèlement, les maladies professionnelles poursuivent leur progression. En 2024, leur nombre a augmenté de 6,7% par rapport à 2023</strong>, selon le rapport de l’Assurance maladie. Cette hausse est portée par trois grandes catégories de pathologies : les troubles musculosquelettiques, en augmentation de 6,6%, les pathologies liées à l’amiante, en hausse de 8,5%, et surtout les affections psychiques, en progression de 9%. Ces évolutions confirment une dégradation de la santé mentale au travail, désormais pleinement intégrée dans les statistiques de décès indirects liés à l’activité professionnelle. <br />   <br />  Sur le plan sectoriel, les inégalités face au décès restent très marquées. Les métiers des transports, de l’eau, du gaz, de l’électricité, du livre et de la communication concentrent à eux seuls 178 décès en 2024, soit une hausse de 13% par rapport à 2023. <strong>Le secteur du BTP, historiquement à haut risque, enregistre quant à lui 146 décès, en légère baisse de 2% sur un an.</strong> Cette évolution ne signifie pas que les risques y disparaissent, mais qu’ils se recomposent autour d’autres formes d’exposition. <br />   <br />  Ces données montrent que les décès sur le lieu de travail ne sont pas répartis de manière homogène. Ils se concentrent dans certaines branches fortement exposées, où la sécurité, les cadences, les infrastructures et l’organisation du travail jouent un rôle déterminant.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Moins d’accidents mais plus de décès : le paradoxe du travail contemporain</b></div>
     <div>
      Le paradoxe de l’année 2024 tient à l’écart grandissant entre la baisse des accidents et la hausse des décès. L’indice de fréquence des accidents du travail, c’est-à-dire le nombre d’accidents pour 1.000 salariés, s’établit à 26,4 en 2024, en baisse de 1,1% par rapport à 2023. Cette tendance pourrait, en théorie, traduire une amélioration globale de la sécurité sur le lieu de travail. <br />   <br />  Cependant, la progression des décès démontre que cette amélioration est partielle, voire inégale. <strong>Les accidents sont moins nombreux, mais lorsqu’ils surviennent, ils sont plus souvent mortels.</strong> Cette évolution interroge les transformations profondes du travail : intensification des tâches, allongement de la durée de vie professionnelle, pressions psychiques croissantes, pénurie de main-d’œuvre, dégradation de certaines conditions matérielles. <br />   <br />  Le poids économique de cette mortalité est également considérable. <strong>En 2024, 4,901 milliards d’euros d’indemnités journalières ont été versées au titre des arrêts de travail liés aux accidents du travail et maladies professionnelles</strong>, selon le Rapport annuel 2024 de l’Assurance maladie. Ce montant traduit l’ampleur du système de réparation, mais aussi la gravité des atteintes à la santé des salariés. <br />   <br />  À l’échelle européenne, la situation française s’inscrit dans une tendance préoccupante. Selon Eurostat, 3.298 accidents mortels au travail ont été recensés dans l’Union européenne en 2023, ce qui permet de situer le poids des décès français dans un contexte continental marqué par des écarts importants entre pays, selon les structures économiques et les normes de sécurité. <br />  Les données de la DARES, relatives aux années précédentes, confirment par ailleurs la baisse du nombre global d’accidents du travail reconnus, ce qui renforce le caractère anormal de la hausse des décès observée en 2024. Cette dissociation entre accidentologie et mortalité suggère que les risques professionnels évoluent vers des formes plus insidieuses, moins visibles, mais plus létales.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
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   <title>Travail et fortes chaleurs : un décret pour protéger les salariés</title>
   <updated>2025-06-03T16:52:00+02:00</updated>
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   <category term="Entreprises" />
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   <published>2025-06-03T16:36:00+02:00</published>
   <author><name>Anton Kunin</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Un décret entrera en vigueur le 1er juillet 2025, obligeant toutes les entreprises françaises à adapter l’organisation du travail dès que des risques liés à la chaleur sont identifiés. Trois litres d’eau fraîche par salarié, horaires aménagés, tâches physiques suspendues, équipements obligatoires : ce ne sont plus des recommandations, mais des obligations légales. Managers de terrain et encadrants intermédiaires seront en première ligne pour appliquer – et faire respecter – cette nouvelle réglementation.     <div><b>Un cadre légal clair : finies les décisions au cas par cas</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.management-hebdo.fr/photo/art/default/89000253-62986395.jpg?v=1748962306" alt="Travail et fortes chaleurs : un décret pour protéger les salariés" title="Travail et fortes chaleurs : un décret pour protéger les salariés" />
     </div>
     <div>
      Le décret n° 2025-482 du 27 mai 2025, signé par la ministre du Travail Catherine Vautrin et publié au Journal officiel, modifie en profondeur la gestion des risques professionnels face aux fortes chaleurs. Il impose à toutes les entreprises, quelle que soit leur taille, une série d’obligations concrètes et immédiates, applicables même sans alerte météo officielle. Dès cet été, les managers devront adapter en temps réel les horaires, la charge physique, les conditions matérielles de travail et l’organisation collective. Ce décret ne se contente pas de fixer un cadre légal : il transforme les pratiques managériales en y intégrant une logique de prévention climatique. <br />   <br />  Jusqu’ici, la gestion de la chaleur en entreprise relevait du bon vouloir des encadrants. Le Code du travail obligeait certes à garantir la sécurité des salariés (article L.4121-1), mais aucune obligation spécifique ne visait la canicule. Résultat : des décisions hétérogènes, souvent improvisées selon les sensibilités locales. <br />   <br />  Le décret du 27 mai 2025 crée un nouvel article L.4121-2-1. <strong>Il impose une évaluation systématique des risques liés à la chaleur, suivie de la mise en œuvre de mesures obligatoires dès lors qu’un danger est identifié – qu’il y ait alerte météo ou non.</strong> Ce nouveau cadre oblige les managers à ne plus attendre l’alerte rouge de Météo-France pour agir. Le seuil d’intervention devient organisationnel, non météorologique.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Canicule : ce que les managers doivent désormais faire concrètement</b></div>
     <div>
      Dès qu’une situation de chaleur excessive est observée – sur un site extérieur, dans un atelier mal ventilé, ou même dans un bureau mal climatisé – les managers doivent activer une série de mesures obligatoires. <br />   <br />  Voici ce que prévoit désormais la loi : <br />   <br />  <strong>- Hydratation :</strong> garantir un minimum de trois litres d’eau potable fraîche par salarié et par jour. Cela suppose d’organiser des stocks, des livraisons supplémentaires, des fontaines, ou des glacières mobiles dans les secteurs isolés (BTP, voirie, agriculture). <br />  <strong>- Aménagement des horaires :</strong> commencer les postes plus tôt, éviter les tranches horaires les plus chaudes (12h-16h), fractionner les journées. Ces ajustements doivent être anticipés et validés en lien avec les RH et la production. <br />  <strong>- Organisation de pauses supplémentaires :</strong> à fréquence renforcée, dans des zones ombragées ou rafraîchies. <br />  <strong>- Suspension temporaire de tâches physiques :</strong> manutention lourde, travaux en plein soleil, port de charge prolongé. Le manager doit savoir quand réaffecter les agents ou interrompre l’activité. <br />  <strong>- Mise à disposition de matériel de protection :</strong> couvre-chefs, lunettes, vêtements respirants, brumisateurs, ventilateurs, stores mobiles ou abris de fortune. <br />   <br />  Ces actions ne sont pas conditionnées à un accord de direction : elles s’imposent de plein droit dès qu’un danger est constaté, et doivent être traçables.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Managers de proximité : l’application dépendra de leur réactivité</b></div>
     <div>
      Le texte légal ne précise pas de seuils de température fixes. Il place les managers dans une position de déclencheurs opérationnels, responsables de faire appliquer les mesures de prévention. En cas d’accident ou de contrôle, c’est leur réactivité et leur traçabilité qui seront examinées. <br />   <br />  Selon le décret, l’inspection du travail pourra désormais émettre une injonction immédiate en cas de non-application des mesures, voire faire suspendre l’activité d’un site. Pour cela, les agents s’appuieront notamment sur le comportement des encadrants directs. <br />   <br />  Exemple : un chef d’équipe qui ne fournit pas de couvre-chefs ou n’adapte pas les horaires en période de 36°C pourra être considéré en situation de manquement. <br />   <br />   <br />   <br />  &nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Intégration dans les outils de gestion : DUERP, protocoles internes, PCA</b></div>
     <div>
      Le décret impose également que toutes ces mesures soient intégrées au DUERP (document unique d’évaluation des risques professionnels). Pour les managers, cela suppose de connaître le document, de savoir le mettre à jour en lien avec le référent QHSE ou la direction RH, et de documenter toutes les actions prises. <br />   <br />  Au-delà, le décret pousse les entreprises à créer des protocoles chaleur activables rapidement : <br />   <br />  - alerte interne déclenchée par le chef d’équipe à partir d’un seuil interne (ex. 32°C à l’ombre) ; <br />  - message automatique aux salariés pour les informer des mesures ; <br />  - coordination avec les RH pour les réaménagements de planning. <br />   <br />  Les plans de continuité d’activité (PCA) doivent aussi désormais intégrer ce risque climatique.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>L’impact managérial : culture, organisation et relations sociales</b></div>
     <div>
      Ce décret, s’il semble technique, a des conséquences organisationnelles profondes : <br />   <br />  - Il oblige à anticiper la chaleur comme un facteur d’organisation, au même titre que les pics d’activité ou les absences. <br />  - Il redéfinit la notion de « bon encadrant » : celui qui sait adapter ses consignes à la température ambiante. <br />  - Il impose un dialogue constant avec les représentants du personnel, notamment pour négocier les marges de flexibilité horaire. <br />  - Il responsabilise le management intermédiaire, souvent exclu des décisions stratégiques, mais désormais en première ligne de l’exécution réglementaire. <br />   <br />  En imposant des mesures concrètes et vérifiables face aux risques de chaleur, le décret du 27 mai 2025 transforme le rôle des managers. Ils ne sont plus de simples transmetteurs de consignes, mais des acteurs juridiques de la protection des salariés. <br />   <br />  <strong>Adapter les horaires, repenser les missions, assurer l’hydratation : autant de tâches qui relèvent désormais d’une obligation réglementaire, et non d’une bonne pratique facultative.</strong> L’été 2025 testera la capacité des encadrants à conjuguer productivité et vigilance climatique.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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   <title>Wiz ciblée par une attaque deepfake : l’alerte du PDG</title>
   <updated>2024-10-30T17:25:00+01:00</updated>
   <id>https://www.management-hebdo.fr/Wiz-ciblee-par-une-attaque-deepfake-l-alerte-du-PDG_a1835.html</id>
   <category term="Dirigeants" />
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   <published>2024-10-30T11:04:00+01:00</published>
   <author><name>Paolo Garoscio</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Le 28 octobre 2024, lors du TechCrunch Disrupt de San Francisco, Assaf Rappaport, PDG et cofondateur de Wiz, a révélé une tentative d'attaque par deepfake visant son entreprise. Un nouvel incident qui illustre les défis croissants posés par l'intelligence artificielle dans le domaine de la cybersécurité     <div><b>Une attaque par deepfake ciblant Wiz : les détails de l'incident</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.management-hebdo.fr/photo/art/default/83843792-59943209.jpg?v=1730292988" alt="Wiz ciblée par une attaque deepfake : l’alerte du PDG" title="Wiz ciblée par une attaque deepfake : l’alerte du PDG" />
     </div>
     <div>
      Assaf Rappaport a expliqué que des « dizaines » de ses employés avaient reçu un message vocal falsifié censé provenir de lui-même, demandant des informations sensibles.<strong> La voix utilisée dans cette attaque deepfake a été générée à partir d’un enregistrement public de Rappaport lors d’une conférence, ce qui a permis aux attaquants de tromper les employés dans un contexte professionnel. </strong>Cependant, la fraude a été détectée grâce à une anomalie dans le ton de voix utilisé, que les employés ont trouvé discordant avec la voix qu’ils connaissent du quotidien de leur PDG. Cette alerte a permis à Wiz de repérer l'attaque avant qu’elle ne cause des dommages. <br />   <br />  Les attaques par deepfake deviennent une arme redoutable pour les cybercriminels. Elles utilisent l'intelligence artificielle pour générer de fausses voix ou images d'individus, facilitant des attaques sophistiquées visant à tromper même des professionnels avertis. <strong>Assaf Rappaport a souligné que même les entreprises de cybersécurité comme Wiz ne sont pas à l’abri, indiquant une nécessité accrue de vigilance et de renforcement des pratiques de sécurité.</strong>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Bonnes pratiques pour prévenir les attaques par deepfake et phishing</b></div>
     <div>
      L’attaque contre Wiz montre l'importance de rester à l'affût des technologies de fraude, car même les leaders de la cybersécurité peuvent être ciblés. Les technologies malveillantes actuelles sont les suivantes :  <ul>  	<li class="list">&nbsp;&nbsp;&nbsp; Deepfake vocal : usurpation d’identité pour tromper et obtenir des informations sensibles.</li>  	<li class="list">&nbsp;&nbsp;&nbsp; Phishing visuel : faux sites web ou interfaces trompeuses.</li>  	<li class="list">&nbsp;&nbsp;&nbsp; Intelligence artificielle adaptative : IA capable d'apprendre les comportements pour améliorer l'efficacité des attaques.</li>  </ul>  L’incident de Wiz est une leçon pour les entreprises souhaitant se protéger face aux cybermenaces modernes. Voici quelques recommandations pour éviter de telles attaques :    <ul>  	<li class="list">&nbsp;&nbsp;&nbsp; Formation des employés : les sensibiliser aux nouvelles méthodes de fraude.</li>  	<li class="list">&nbsp;&nbsp;&nbsp; Systèmes d'authentification renforcés : adoption de systèmes d’authentification à deux facteurs.</li>  	<li class="list">&nbsp;&nbsp;&nbsp; Surveillance des anomalies vocales et visuelles : détecter les écarts dans les communications.</li>  	<li class="list">&nbsp;&nbsp;&nbsp; Usage de l'IA pour la détection des menaces : solutions de cybersécurité basées sur l'IA pour identifier les deepfakes.</li>  </ul>  Les deepfakes deviennent de plus en plus accessibles aux cybercriminels. La vigilance, la formation et l'innovation en sécurité sont essentiels pour protéger les entreprises de toutes tailles.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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   <title>La SNCF visée par l'inspection du travail pour des soupçons de discrimination</title>
   <updated>2019-02-01T12:15:00+01:00</updated>
   <id>https://www.management-hebdo.fr/La-SNCF-visee-par-l-inspection-du-travail-pour-des-soupcons-de-discrimination_a1130.html</id>
   <category term="Entreprises" />
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   <published>2019-02-01T12:16:00+01:00</published>
   <author><name>Marie-Eve JAMIN</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Une enquête interne est menée à la SNCF. Selon Le Parisien, la société ferroviaire est soupçonnée d'avoir dressée une liste de noms d'agents de sécurité pour éviter qu'ils soient repris par un sous-traitant.     <div><b>La SNCF a-t-elle mis de côté des salariés grévistes ?</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.management-hebdo.fr/photo/art/default/30309306-28990056.jpg?v=1549020662" alt="La SNCF visée par l'inspection du travail pour des soupçons de discrimination" title="La SNCF visée par l'inspection du travail pour des soupçons de discrimination" />
     </div>
     <div>
      Selon des révélations du quotidien <em>Le Parisien</em>, la SNCF aurait tenté de mettre de côté d'anciens grévistes pour éviter qu'ils soient repris par un sous-traitant. En clair, la société de chemin de fer est soupçonnée par l'inspection du travail d'avoir rédigé une liste de salariés privilégiant leur reprise par un sous-traitant, au détriment d'anciens grévistes. <br />   <br />  Par conséquent, l'inspection du travail a ouvert une enquête concernant des faits de discrimination à la SNCF. Pour rappel, il s'agit de l'appel d'offres pour le gardiennage de la Gare de Lyon à Paris remporté le 1er février par la société Octopus. <br />   <br />  &nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Une liste illégale de salariés n'ayant pas participé à la grève</b></div>
     <div>
      Selon le journal,&nbsp;la SNCF aurait listé une « <em>quinzaine de noms</em> » de salariés employés par la société Lancry, ancien sous-traitant,&nbsp;devant être repris pour travailler dans la gare. En revanche, la centaine de salariés restant devant être, eux, relocalisés dans la sûreté, mais ailleurs que dans la gare. <a class="link" href="http://www.leparisien.fr/economie/la-sncf-cible-d-une-enquete-pour-discrimination-31-01-2019-8001486.php" target="_blank"><em>Le Parisien</em></a>  &nbsp;révèle que la liste, soupçonnée d’être illégale, ne comporterait que des noms de salariés de la société Lancry n’ayant pas participé à une grève d’une durée de huit jours en 2017. <br />   <br />  L’inspection du travail, saisie par le syndicat SUD Rail, s’est rendue au siège de la société Octopus (de son ancien nom, SNGST). Dans un courrier adressé au syndicat, l’inspection du travail indique les raisons de l'ouverture de cette enquête : «<em> il ressort des échanges […] au sein de l’entreprise SNGST auprès de représentants du dossier que le client (la SNCF) aurait donné des instructions sur les salariés à reprendre sur le site, et que la participation à la grève serait un critère de sélection. De même, il a été affirmé que la cliente avait ses exigences, donnait des avis positifs sur certains salariés qu’elle souhaitait garder sur le site</em> ». <br />   <br />  &nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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   <title>Sécurité supply chain &amp; distribution</title>
   <updated>2017-01-20T09:27:00+01:00</updated>
   <id>https://www.management-hebdo.fr/Securite-supply-chain-distribution_a715.html</id>
   <category term="Entreprises" />
   <photo:imgsrc>https://www.management-hebdo.fr/photo/art/imagette/11001860-18229577.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2016-12-06T09:17:00+01:00</published>
   <author><name>La Rédaction</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Maitriser ses approvisionnements et son circuit de distribution est une problématique commune à l’immense majorité des entreprises. Mais lorsque l’on fabrique des billets de banque, comme Oberthur Fiduciaire, les attentions portées à la supply chain et à ses circuits de distribution prennent une toute autre dimension.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.management-hebdo.fr/photo/art/default/11001860-18229577.jpg?v=1484900791" alt="Sécurité supply chain &amp; distribution" title="Sécurité supply chain &amp; distribution" />
     </div>
     <div>
      A peu près toute activité de transformation débouche sur des biens ou des services ayant une valeur d’échange. Tout ce qui est produit, au sens large, est donc susceptible de susciter les convoitises de personnes peu enclines à payer ou offrir quelque chose en échange de ces biens ou de ces services. La fabrication des billets de banque, aussi appelée impression fiduciaire, ne fait naturellement pas exception à la règle, bien au contraire. Mais la logique de protection des produits va bien au-delà de la seule protection d’un stock ou du produit fini, dans un contexte où le client, généralement un Etat ou une banque centrale, a des exigences bien particulières. Il va de soi, de plus, que livrer un produit représentant parfois des milliards en devises locales n’a rien d’anodin. <br />   <br />  <strong>Sécuriser les approvisionnements</strong> <br />   <br />  Comme toute entreprise n’exploitant pas directement une matière première naturelle&nbsp;et facilement accessible (comme le pétrole affleurant du sol en Arabie Saoudite par exemple), Oberthur Fiduciaire doit veiller à sécuriser ses approvisionnements. Cela signifie comme tout-un-chacun vérifier la disponibilité des stocks de «&nbsp;matières premières&nbsp;» chez ses fournisseurs et s’assurer de leur livraison en temps et en heure. <br />   <br />  Mais la première particularité de l’impression fiduciaire tient à la valeur des matières premières. Il est toujours possible de photocopier un billet chez soi et de le sortir sur une imprimante grand public, mais il est peu probable que cela trompe, ne serait-ce que l’épicier du coin. Afin d’annihiler les possibilités de contrefaçon, la fabrication de billets de banque fait appel à des matériaux bien spécifiques&nbsp;: papiers de coton, encres spécifiques, bandes de sécurité, hologrammes… Les «&nbsp;ingrédients&nbsp;» de l’impression fiduciaire sont donc des cibles de choix pour les contrefacteurs potentiels, car seule leur possession permet de réaliser des faux-billets ayant une chance de tromper au-delà du premier commerçant venu. <br />   <br />  Les billets incorporent nombre de dispositif relevant du secret industriel. Certaines de ces technologies sont propres à Oberthur Fiduciaire, d’autres sont achetés auprès d’entreprises aussi discrètes que spécialisées, et intégrés lors de l‘impression/fabrication des billets. Pour Oberthur Fiduciaire, la supply chain revêt donc une importance cruciale, en termes de disponibilité des fournitures nécessaires, mais aussi et surtout en termes de sécurité&nbsp;: il ne suffit pas de disposer des éléments nécessaires, encore faut-il s’assurer que personne d’autre (en particulier les réseaux criminels) n’y a accès. <br />   <br />  L’impression fiduciaire repose sur un principe d’exclusivité dans l’accès aux «&nbsp;ingrédients&nbsp;», raison pour laquelle Oberthur Fiduciaire trie ses fournisseurs sur le volet, parmi des entreprises partageant la même&nbsp;«&nbsp;culture&nbsp;» de sécurité et de discrétion. Le public ne connait que quelques-uns des dispositifs de sécurité (même si les citoyens sont aussi des acteurs de la lutte anti-contrefaçons), les banques commerciales généralement une dizaine, et les banques centrales la totalité, soit plusieurs dizaines. <br />   <br />  C’est là une autre particularité de l’impression fiduciaire&nbsp;: en raison de la spécificité des donneurs d’ordres, banques centrales ou Etat, l’imprimeur fiduciaire a l’obligation d’être transparent avec l’administration, tout en conservant un secret absolu sur ses procédés vis-à-vis du «&nbsp;public&nbsp;», au sens large. En effet, compte tenu de la sensibilité du bien produit, les banques centrales imposent un reporting régulier, à toutes les étapes de la production, et contrôlent à la fois les produits, la production, mais aussi les procédés et technologies employés. La Banque Centrale Européenne ne fait imprimer les euros qu’auprès d’imprimeurs certifiés par ses soins, certification qui nécessite un reporting complet. Sachant qu’il s’agit d’un argument majeur dans les réponses aux appels d’offres, Oberthur Fiduciaire a fait du reporting une marque de fabrique, en dépassant notamment les exigences de la BCE. <br />   <br />  <strong>Protéger la fabrication et la livraison</strong> <br />   <br />  Une fois mise en sécurité la «&nbsp;matière&nbsp;» pour produire, le chemin reste encore long. Le but reste d’intégrer le maximum de dispositifs de sécurité possibles pour assurer la non-reproductibilité, la durabilité et la traçabilité des billets ainsi produits. Evolution du contexte sécuritaire oblige, Oberthur Fiduciaire a considérablement renforcé la sécurité physique de ses sites, sur la base d’une «<em>&nbsp;politique de défense globale contre des menaces extérieures&nbsp;</em>». Il s’agit de protéger les infrastructures mais aussi les personnes, dont les connaissances ou les savoir-faire ont également une importance capitale dans la production. Thomas Savare, directeur général d’Oberthur Fiduciaire en est convaincu, «&nbsp;<em>Les faussaires se sont professionnalisés et organisés. A tel point que derrière chaque réseau de faussaires, on trouve forcément des ingénieurs</em>&nbsp;». Même la grande criminalité nécessite des personnes de plus en plus formées. La connaissance et les savoir-faire eux-mêmes sont également à protéger, même une fois que les billets ont quitté l’usine. Mais même une fois passé les grilles, la mission ne s’arrête pas. <br />   <br />  Qu’un billet soit volé ou contrefait dans le pays où il est utilisé n’est pas du ressort d’Oberthur Fiduciaire, mais des autorités administratives et judiciaires en charge d’assurer l’ordre et rendre la justice dans le pays concerné. Par contre, lorsqu’Oberthur Fiduciaire imprime des billets pour un pays client, l’entreprise est responsable du bon acheminement de tonnes de billets en liquide jusque dans les coffres de la Banque Centrale du pays destinataire. Compte tenu des contrats obtenus par Oberthur Fiduciaire et des quantités de billets concernés, chaque livraison représente généralement plusieurs centaines de millions d’euros de billets en valeur&nbsp;; de quoi créer bien des vocations de braqueurs. C’est la raison pour laquelle, à l’instar des sociétés de transports de fond, les lieux d’impression d’Oberthur Fiduciaire sont, d’une part, relativement discrets, mais en plus considérés comme de véritables forteresses. Reste la question du transport de tonnes de palette de billets. Là encore, protection et discrétion sont de rigueur. S’agissant de l’impression de la monnaie d’un Etat, il n’est pas rare que l’armée soit de la partie, comme lorsque l’armée assura la garde des euros fraichement imprimés en 2001, juste avant leur injection dans les circuits monétaires. <br />   <br />  De l’amont et l’aval, l’obsession de la sécurité est donc permanente, au point d’en faire une des caractéristiques du secteur. L’exemple des billets de banque est quelque peu extrême mais il illustre bien ce qui signifie concrètement s’occuper de A à Z de ses circuits d’approvisionnement et de distribution.
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