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 <title>Management Hebdo</title>
 <subtitle><![CDATA[L'essentiel du management]]></subtitle>
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 <updated>2026-07-19T11:52:54+02:00</updated>
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   <title>Nouveaux EPR : EDF va recruter 3.000 personnes</title>
   <updated>2022-02-15T14:20:00+01:00</updated>
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   <published>2022-02-11T08:04:00+01:00</published>
   <author><name>Paolo Garoscio</name></author>
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    <![CDATA[
Le premier effet des annonces d’Emmanuel Macron sur la nouvelle stratégie énergétique française, qui fait la part belle au nucléaire, ne s’est pas fait attendre. Selon les informations de Franceinfo, EDF va lancer un plan massif de recrutements dans le domaine afin de se préparer au futur de la filière.     <div><b>Des milliers de recrutements dans le nucléaire</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.management-hebdo.fr/photo/art/default/62270701-45184215.jpg?v=1644582309" alt="Nouveaux EPR : EDF va recruter 3.000 personnes" title="Nouveaux EPR : EDF va recruter 3.000 personnes" />
     </div>
     <div>
      Au lendemain des annonces du président de la République concernant la construction d’au moins six nouveaux EPR, <a class="link" href="https://www.francetvinfo.fr/societe/nucleaire/info-franceinfo-nucleaire-edf-lance-plus-de-3000recrutements-des-2022_4954500.html" rel="nofollow" target="_blank">Franceinfo</a> dévoile qu’EDF a déjà prévu des recrutements massifs.<strong> Ce ne seraient pas moins de 3.300 postes qui feraient l’objet d’un recrutement dans le domaine du nucléaire, et ce dès 2022.</strong> <br />   <br />  <strong>Un recrutement qui va par ailleurs intéresser les ingénieurs, concernés par environ la moitié des postes annoncés, soit 1.600.</strong> Un nombre conséquent mais potentiellement insuffisant. Franceinfo rappelle que l’Autorité de sûreté nucléaire juge nécessaire le recrutement de 4.000 ingénieurs dans la filière, par an.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Le nucléaire : le futur de l’énergie en France ?</b></div>
     <div>
      EDF miserait beaucoup sur les nouveaux venus dans le domaine, les élèves sortis d’écoles et d’universités. « <strong><em>En 2021, il y a plus de 36.000 élèves qui ont visité nos sites</em></strong> », rappelle Patrice Risch, directeur de l’emploi chez EDF cité par Franceinfo le 11 février 2022. « <em>Aujourd’hui, les métiers industriels font sens pour les étudiants sortis d’école. »</em> <br />   <br />  La filiale nucléaire s’annonce en effet comme porteuse d’emplois directs et indirects dans les décennies à venir : Emmanuel Macron, en déplacement à Belfort le 10 février 2022,<strong> a annoncé vouloir prolonger la vie de plusieurs réacteurs existants et construire au moins six EPR2.</strong> <br />   <br />  Une décision qui fait suite, notamment, au rachat par EDF des turbines Arabelle de General Electric Steam Power, le géant américain les ayant achetées il y a plusieurs années à Alstom.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   <title>Inondations au Japon : la filière bois pointée du doigt</title>
   <updated>2018-05-15T18:26:00+02:00</updated>
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   <published>2018-04-23T18:17:00+02:00</published>
   <author><name>La Rédaction</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Le Japon est un grand consommateur de bois, et considère traditionnellement les forêts avec déférence compte tenu de leur importance dans la symbolique du Sacré au pays du Soleil Levant. On serait dès lors tenté d’imaginer que le pays est exemplaire en matière de gestion des espaces forestiers. Bien au contraire : l’archipel nippon fait aujourd’hui les frais du délabrement de ses forêts et d’années de gestion erratiques de la part de l’industrie forestière.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.management-hebdo.fr/photo/art/default/22235863-25024945.jpg?v=1526402001" alt="Inondations au Japon : la filière bois pointée du doigt" title="Inondations au Japon : la filière bois pointée du doigt" />
     </div>
     <div>
      La résilience des Japonais face aux catastrophes naturelles ou industrielles a toujours forcé l’admiration du monde entier. De tsunamis en tremblements de terre en passant par les typhons et autre catastrophes nucléaires, les Japonais ont toujours affronté les éléments naturels et les défaillances technologiques avec la même détermination à passer outre la fatalité. Mais le stoïcisme propre à la culture nippone n’est pas à confondre avec de la résignation. Et lorsque le pire est évitable ou aurait pu être évité, c’est tout un pays qui monte au créneau. Le Japon est aussi un pays de tradition guerrière en dépit d’une Constitution résolument pacifiste depuis 1945. <br />   <br />  Or, dans le cas de catastrophes récentes, certaines responsabilités humaines, coupables de négligences multiples, sont clairement montrées du doigt&nbsp;: la désinvolture de la filière bois, responsable de l’exploitation des massifs forestiers et des process de traitement du bois local aurait ainsi aggravé les conséquences des pluies torrentielles qui ont frappé l’archipel en juillet 2017. C’est en tout cas ce qui ressort des différentes enquêtes pour comprendre comment un bilan de 30 morts a pu être atteint dans un pays où ce genre d’événements climatiques est pourtant habituel. Face aux inondations, le Japon dispose d’infrastructures, de moyens de secours et de compétences qui le placent parmi les pays les plus armés pour faire face. Un tel bilan est d’autant plus intolérable pour les Japonais. <br />   <br />  Au moment du drame, ce qui a interpellé les victimes, c’est le nombre très élève de troncs d’arbres et autres reliquats d’une exploitation forestière à l’abandon ou presque. Entre l’érosion des sols provoqué par l’exploitation des forêts et l’amoncellement de troncs en attente d’être emportés, toutes les conditions étaient en effet réunies pour provoquer éboulements, glissements de terrain et coulées de boues dévastatrices&nbsp;: dans la région d’Asakura, dans le département de Fukuoka, 200&nbsp;000 tonnes de troncs abattus se sont jointes aux flots pour dévaster les routes, les ponts et les habitations, amplifiant de façon catastrophique l’impact des inondations. Cela a également eu pour effet de compliquer sérieusement la tâche des secours, bloqués par des amoncellements sans précédent (à part le tsunami de 2011) de débris et troncs enchevêtrés. <br />   <br />  La colère des habitants de cette région montagneuse s’est donc tournée vers l’industrie forestière, qui, à la peine, a laissé sur place les troncs abattus en attendant de pouvoir les exploiter. Il est vrai que le secteur du bois japonais traverse depuis des décennies des difficultés quasi insurmontables. La Constitution n’est en effet pas le seul aspect de la vie des Japonais qui a changé après 1945. Traumatisés par les grands incendies consécutifs aux bombardements incendiaires américains (sans même parler des deux bombes atomiques), le Japon a progressivement délaissé les constructions traditionnelles en bois, jusque-là très largement majoritaires. Mais les reliquats du passé sont encore très présents et provoquent parfois des catastrophes, comme en décembre 2016 à Itoigawa, lors d’un incendie qui a partiellement ou totalement détruit 140 maisons. Modernisme et normes antisismiques aidant, les constructions en bois deviennent désormais de plus en plus rares au fur et à mesure des démolitions et des reconstructions. A ce délaissement progressif du bois en construction, s’est ajouté la concurrence des bois d’importations, bien moins chers que les cèdres et cyprès du Japon jusque-là privilégiés en bois d’œuvre. <br />   <br />  Les deux phénomènes conjugués, baisse de la demande locale et hausse des importations (le Japon est aujourd’hui le premier importateur de bois avec près de 25% des importations mondiales) sont sur le point d’achever la filière bois japonaise, qui laisse aujourd’hui péricliter une large partie des espaces forestiers exploités. Ajoutons à cela une surabondance de conifères, appauvrissant la biodiversité et affaiblissant la résistance des sols à l’érosion, et tout est en place pour de futures catastrophes du même ordre. Ce n’est pourtant pas un caprice de la nature qui sera encore en cause, mais la négligence d’une filière bois qui, non seulement, n’a pas su s’adapter aux évolutions de la société japonaise, mais en plus n’assume plus aucune de ses responsabilités en matière de gestion du patrimoine forestier. L’ensemble se paie aujourd’hui en dizaines de morts qui pourraient être évitées. <br />   <br />  Au regard de l’expérience des Japonais, le citoyen français serait aussi en droit de s’interroger sur certains choix et certaines décisions prises en France concernant le recours aux constructions en bois&nbsp;: si le Japon, pays coutumier des constructions en bois depuis des millénaires, s’en détourne aujourd’hui, pourquoi la France s’entiche-t-elle à ce point de ce mode de construction, compte tenu des risques (d’incendies notamment) que cela représente&nbsp;? C’est peut-être précisément parce que nous n’avons pas cette expérience des Japonais que nous envisageons aujourd’hui des projets extrêmement problématiques, comme des immeubles de grande hauteur (IGH) à structure bois. Malheureusement, il faudra certainement attendre une probable catastrophe pour que les pouvoirs publics prennent enfin la mesure des risques que le bois représente en construction. Une fois encore, nous serions bien inspirés de tirer les leçons de ce qui se passe à l’étranger, avant de nous lancer, trop sûrs de nous, dans des projets aussi risqués.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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