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 <title>Management Hebdo</title>
 <subtitle><![CDATA[L'essentiel du management]]></subtitle>
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 <updated>2026-05-18T06:03:12+02:00</updated>
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   <title>Arrêts maladie : un virage de contrôle et de prévention pour enrayer la hausse</title>
   <updated>2026-05-03T08:56:00+02:00</updated>
   <id>https://www.management-hebdo.fr/Arrets-maladie-un-virage-de-controle-et-de-prevention-pour-enrayer-la-hausse_a1923.html</id>
   <category term="Entreprises" />
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   <published>2026-04-10T17:20:00+02:00</published>
   <author><name>Anton Kunin</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Face à l’explosion des arrêts maladie, le gouvernement dévoile un plan d’ampleur mêlant responsabilisation des acteurs, nouveaux outils pour les employeurs et renforcement des contrôles, dans l’objectif de freiner une dynamique jugée préoccupante pour les entreprises et les finances publiques.     <div><b>Une hausse des arrêts maladie qui inquiète le gouvernement</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.management-hebdo.fr/photo/art/default/95975077-66968157.jpg?v=1777791373" alt="Arrêts maladie : un virage de contrôle et de prévention pour enrayer la hausse" title="Arrêts maladie : un virage de contrôle et de prévention pour enrayer la hausse" />
     </div>
     <div>
      Depuis plusieurs années, la progression des arrêts maladie s’impose comme un enjeu central pour les politiques de ressources humaines. En toile de fond, une augmentation continue du nombre d’arrêts de travail et de leur durée, qui pèse directement sur l’organisation des entreprises et sur les comptes sociaux. S<strong>elon le ministère du Travail, le coût global de ces arrêts représente plusieurs milliards d’euros pour la Sécurité sociale.</strong> Une charge financière qui s’accompagne d’un impact opérationnel croissant pour les employeurs, confrontés à des difficultés de remplacement et à une désorganisation accrue des équipes. <br />   <br />  Dans ce contexte, l’exécutif entend agir simultanément sur plusieurs leviers. <strong>D’une part, améliorer la prévention des arrêts maladie, en ciblant les causes profondes de l’absentéisme. D’autre part, renforcer les outils de contrôle pour limiter les comportements abusifs, une ligne assumée par le gouvernement.</strong>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Arrêts maladie : un « bouton d’alerte » pour déclencher des contrôles</b></div>
     <div>
      Mesure emblématique du plan, la création d’un dispositif numérique permettant aux employeurs de signaler rapidement des situations jugées suspectes. Concrètement, un « bouton d’alerte » sera mis à disposition sur le site du ministère du Travail pour transmettre une alerte à l’Assurance maladie. <strong>Ce mécanisme permettra de déclencher un contrôle administratif ou médical. L’objectif est clair : réduire les délais d’intervention et améliorer la détection des abus potentiels.</strong> <br />   <br />  Le gouvernement assume ce virage. « I<em>l faut lutter contre les abus tout en améliorant la prévention</em> », a déclaré Jean-Pierre Farandou, le ministre du Travail. Dans le même esprit, il estime « <em>les employeurs doivent pouvoir signaler plus facilement les situations suspectes</em> ». <br />   <br />  Pour les directions des ressources humaines, ce nouvel outil constitue un changement notable. Il renforce leur rôle dans le suivi des absences, tout en posant des questions sur l’équilibre entre contrôle et climat social. En effet, la capacité à signaler un arrêt pourrait modifier les relations entre salariés, managers et services RH.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Médecin et arrêts maladie : un encadrement renforcé des prescriptions</b></div>
     <div>
      Au-delà des entreprises, le plan cible également les pratiques médicales. <strong>Le gouvernement souhaite renforcer le rôle des médecins prescripteurs, en encadrant davantage les conditions de délivrance des arrêts maladie.</strong> Le ministère du Travail prévoit notamment la diffusion de référentiels de durée, destinés à harmoniser les pratiques et à limiter les écarts. L’objectif est d’éviter les prescriptions jugées excessives ou inadaptées à la situation réelle des patients. <br />   <br />  Parallèlement, une meilleure coordination entre médecins, Assurance maladie et employeurs est envisagée. Cette approche vise à fluidifier le suivi des arrêts de travail et à détecter plus rapidement les situations atypiques. En pratique, cette évolution pourrait conduire à une standardisation accrue des durées d’arrêt, mais aussi à une vigilance renforcée sur certains profils ou certaines pathologies. Un enjeu sensible pour les professionnels de santé, qui devront concilier impératifs médicaux et contraintes réglementaires.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Prévention, maintien dans l’emploi et suivi des salariés : l’autre pilier du plan</b></div>
     <div>
      Si le renforcement des contrôles constitue un axe majeur, le gouvernement insiste également sur la nécessité d’agir en amont. <strong>La prévention des arrêts maladie apparaît ainsi comme un levier prioritaire. Le plan prévoit le développement de dispositifs de maintien dans l’emploi, en particulier pour les salariés en arrêt long.</strong> L’objectif est de limiter les situations de désinsertion professionnelle, en favorisant un retour progressif au travail et un accompagnement individualisé. <br />   <br />  En parallèle, des outils numériques doivent être déployés pour améliorer les échanges d’informations entre les différents acteurs. Cette digitalisation vise à accélérer les procédures, mais aussi à mieux suivre les parcours des salariés en arrêt. <br />   <br />  Enfin, une attention particulière est portée au suivi global des absences. Le gouvernement souhaite encourager une gestion plus proactive, impliquant à la fois les employeurs, les services de santé au travail et l’Assurance maladie.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
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   <title>L'Assurance maladie peine à endiguer la fraude</title>
   <updated>2020-09-15T15:52:00+02:00</updated>
   <id>https://www.management-hebdo.fr/L-Assurance-maladie-peine-a-endiguer-la-fraude_a1403.html</id>
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   <published>2020-09-15T10:42:00+02:00</published>
   <author><name>Anton Kunin</name></author>
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    <![CDATA[
L’Assurance maladie maintient des droits ouverts pour des personnes qui ne devraient pas en bénéficier. En 2018, au moins 12.500 individus ont indûment bénéficié d’une prise en charge de soins, révèle la Cour des comptes dans son rapport sur la fraude sociale.     <div><b>Assurance maladie : 8 millions de bénéficiaires de plus que d’habitants en France</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.management-hebdo.fr/photo/art/default/49823573-38634979.jpg?v=1600165840" alt="L'Assurance maladie peine à endiguer la fraude" title="L'Assurance maladie peine à endiguer la fraude" />
     </div>
     <div>
      Les bénéficiaires en trop continuent de donner du fil à retordre aux fonctionnaires de l’Assurance maladie. Les années passent, mais l’administration ne parvient pas à endiguer ce fléau, qui plombe les finances publiques. Dans son rapport intitulé « La lutte contre les fraudes aux prestations sociales : des progrès trop lents, un changement d’échelle indispensable », la Cour des comptes livre quelques chiffres éloquents. <br />   <br />  On y apprend qu’au 1er janvier 2020, la France comptait 67,064 millions d’habitants. En même temps, les régimes d’assurance maladie totalisaient 75,296 millions de bénéficiaires au 31 décembre 2018, ayant consommé ou non des soins au cours de la même année. Et ce, même sans doublons entre régimes ! <strong>Cela représente un écart de 8,2 millions de personnes par rapport à la population vivant en France au 1er janvier 2020 estimée par l’INSEE.</strong>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>2,5 millions de cartes Vitale en circulation en trop</b></div>
     <div>
      Une anomalie s’observe également concernant les cartes Vitale. Selon la direction de la Sécurité sociale, 56,8 millions de cartes Vitale étaient en cours de validité à fin juin 2020. Or, selon l’INSEE, au 1er janvier 2020, la France comptait seulement 54,3 millions d’habitants de 16 ans et plus. <strong>2,5 millions de cartes Vitale valides étaient ainsi en surnombre.</strong> <br />   <br />  À quoi ce surnombre de cartes Vitale est-il dû ? Tout d’abord, toutes les personnes partant définitivement à l’étranger ne se voient pas fermer les droits à l’Assurance maladie d’office. Tous les ans, l’Assurance maladie ferme moins de droits qu’il n’y a de départs d’assurés à l’étranger. Ces personnes qui ne résident plus en France de manière stable, continuent-elles de consommer des soins lors de leurs séjours provisoires dans le pays ? Ceci n’est pas exclu. Au cours de son enquête, la Cour des comptes a révélé qu’en 2018, <strong>l’Assurance maladie ne disposait pas d’une information pertinente de moins de trois ans sur l’activité ou sur la résidence en France de 12.581 bénéficiaires ayant consommé des soins au cours de l’année 2018</strong> et des huit premiers mois de l’année 2019.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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