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 <title>Management Hebdo</title>
 <subtitle><![CDATA[L'essentiel du management]]></subtitle>
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 <updated>2026-10-09T04:03:08+02:00</updated>
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   <title>Cadres : pourquoi les entreprises repoussent encore leurs embauches</title>
   <updated>2026-08-26T04:25:00+02:00</updated>
   <id>https://www.management-hebdo.fr/Cadres-pourquoi-les-entreprises-repoussent-encore-leurs-embauches_a1938.html</id>
   <category term="Entreprises" />
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   <published>2026-08-28T09:07:00+02:00</published>
   <author><name>Anton Kunin</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Faute de visibilité sur leur activité, les entreprises repoussent leurs décisions d'embauche de cadres, tandis que les salariés hésitent davantage à changer d'entreprise, peut-on lire dans le dernier baromètre de l'Apec, qui dessine un marché moins fluide, moins tendu et surtout dominé par la prudence.     <div><b>Cadres : les entreprises recrutent avec une visibilité réduite</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.management-hebdo.fr/photo/art/default/97815003-68087729.jpg?v=1787710174" alt="Cadres : pourquoi les entreprises repoussent encore leurs embauches" title="Cadres : pourquoi les entreprises repoussent encore leurs embauches" />
     </div>
     <div>
      <strong>Seuls 7% des entreprises employant au moins un cadre envisagent une embauche au cours des trois prochains mois</strong>, apprend-on du baromètre des intentions de recrutement et de mobilité des cadres pour le troisième trimestre 2026, publié par l'Association pour l'emploi des cadres (Apec). Ce taux correspond au point le plus bas observé depuis le lancement de cet indicateur en 2020. Pour les directions des ressources humaines, le signal est double : le volume potentiel de recrutements ralentit, mais les candidats eux-mêmes paraissent également moins disposés à prendre le risque d'une mobilité externe. <br />   <br />  Le frein à l'embauche s'inscrit d'abord dans une détérioration des anticipations. <strong>La part des entreprises capables de prévoir leur niveau d'activité tombe à 56%, contre 63% un an auparavant.</strong> Dans le même temps, 63% des employeurs se disent confiants dans l'évolution de leur carnet de commandes, contre 71% un an plus tôt. Autrement dit, les directions avancent avec un horizon commercial plus court, ce qui rend les décisions de recrutement permanent plus difficiles à engager. <br />   <br />  La conjoncture n'offre guère de point d'appui solide. Le PIB français s'est contracté de 0,1% au premier trimestre 2026 avant de progresser de 0,2% au deuxième, tandis que la croissance sur l'ensemble de l'année est attendue à 0,7%. Pour les fonctions RH, ce manque de rythme économique se traduit concrètement par davantage d'arbitrages, de validations différées et de prudence sur les ouvertures de postes. <br />   <br />  L'investissement constitue un autre indicateur sensible. Après une progression de 0,1% au deuxième trimestre 2026, les investissements des entreprises seraient de nouveau orientés à la baisse de 0,2% au troisième trimestre. <strong>Or, l'emploi cadre est particulièrement exposé aux cycles d'investissement : lorsque les entreprises réduisent ou retardent leurs projets, les besoins en management, expertise, ingénierie ou fonctions support sont eux aussi susceptibles d'être décalés.</strong>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>L'Apec mesure un décrochage marqué dans les grandes entreprises</b></div>
     <div>
      Le ralentissement est loin d'être homogène. P<strong>armi les ETI et les grandes entreprises, 42% envisagent de recruter au moins un cadre au cours du trimestre, contre 48% au trimestre précédent et 45% un an auparavant.</strong> Il s'agit du niveau le plus faible relevé dans cette catégorie depuis la création de l'indicateur en 2020. Le recul est donc particulièrement visible chez les employeurs qui concentrent traditionnellement une part importante des embauches de profils cadres. <br />   <br />  Les PME résistent davantage, mais sans dynamique de reprise. Elles sont 12% à envisager au moins un recrutement de cadre, contre 13% un an plus tôt. Dans les TPE, la proportion atteint 3%, contre 4% un an auparavant. Pour les recruteurs, ces écarts montrent que la faiblesse actuelle n'est pas seulement le produit des petites structures disposant de moins de marges financières : les grands employeurs eux-mêmes réduisent leurs intentions. <br />   <br />  Les différences sectorielles sont tout aussi nettes. Dans les services à forte valeur ajoutée, qui représentent environ la moitié de l'emploi cadre, les intentions d'embauche reculent à 10%, soit une baisse de 4 points sur un an. L'industrie fait exception : 11% des entreprises du secteur envisagent un recrutement de cadre, soit une progression de 2 points en un an. L'association relie notamment cette résistance au dynamisme de certaines activités comme l'aéronautique et la construction navale. <br />   <br />  Cette modération de la demande modifie parallèlement la nature des difficultés rencontrées par les RH. <strong>Seuls 61% des entreprises ayant un projet d'embauche anticipent désormais des difficultés de recrutement, contre 78% en décembre 2025 et 65% en mars 2026.</strong> Ce taux atteint ainsi son plus bas niveau des cinq dernières années. Le problème n'a toutefois pas disparu : les métiers cadres très techniques et certains bassins d'emploi éloignés des grandes métropoles restent soumis à des tensions. <br />   <br />  Cette séquence tranche avec les perspectives formulées quelques mois plus tôt. <strong>L'Apec avait anticipé 305.800 recrutements de cadres sur l'ensemble de 2026, soit une hausse de 4% sur un an.</strong> Cette prévision n'est pas officiellement révisée à ce stade. « À ce stade, on ne revoit pas nos prévisions pour 2026, mais l'inflexion à la hausse pourrait être plus modérée que prévue », a déclaré Annelore Coury, directrice générale de l'Apec.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Cadres : changer d'entreprise devient un risque plus difficile à assumer</b></div>
     <div>
      Le refroidissement du marché n'est pas seulement visible dans les plans de recrutement. Il modifie aussi l'état d'esprit des cadres en poste. <strong>Ils sont 75% à se dire préoccupés par la situation économique du pays, soit 2 points de plus qu'un an auparavant.</strong> Cette inquiétude générale se rapproche désormais de préoccupations beaucoup plus personnelles liées à la sécurité de l'emploi. <br />   <br />  Ainsi, 28% des cadres se sentent directement menacés par un risque de licenciement, contre 23% un an plus tôt. La proportion atteint 38% chez les moins de 35 ans, soit une progression de 10 points sur un an. Ce résultat est particulièrement significatif pour les politiques de fidélisation : les jeunes cadres restent les plus mobiles à moyen terme, mais ils sont également ceux chez lesquels le sentiment d'exposition progresse le plus rapidement. <br />   <br />  Cette perception du risque pèse mécaniquement sur les décisions de carrière. <strong>Quelque 48% des cadres considèrent aujourd'hui qu'une mobilité externe constitue une prise de risque qu'ils ne sont pas prêts à courir</strong>, soit 2 points de plus. Parallèlement, 58% pensent qu'il leur serait difficile de retrouver un emploi équivalent en cas de changement d'entreprise ou de perte d'emploi, soit 7 points de plus qu'il y a deux ans. Dans ces conditions, l'attractivité d'une nouvelle opportunité ne dépend plus seulement de la rémunération ou du contenu du poste : la solidité de l'employeur, la visibilité économique et la sécurité perçue deviennent des critères de décision encore plus déterminants.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Mobilité : l'Apec observe des projets de mobilité différés à court terme</b></div>
     <div>
      Les intentions de mobilité donnent la mesure de cette prudence. <strong>Seuls 13% des cadres envisagent de changer d'entreprise dans les trois prochains mois, contre 15% un an plus tôt.</strong> Le ralentissement est suffisamment marqué pour réduire la fluidité immédiate du marché, surtout lorsque les entreprises réduisent simultanément leurs ouvertures de postes. « <em>Une prudence partagée par les cadres qui reportent leurs projets de mobilité externe à court terme</em> », a déclaré Annelore Coury, directrice générale de l'Apec. <br />   <br />  Le marché paraît également moins offensif du côté des intermédiaires du recrutement. En juin 2026, 28% des cadres déclaraient avoir été contactés spontanément par un cabinet de recrutement au cours des trois mois précédents, contre 30% en juin 2024. Le recul reste limité, mais il renforce la perception d'un environnement dans lequel les opportunités viennent moins fréquemment chercher directement les candidats en poste. <br />   <br />  À moyen terme, cependant, les aspirations n'ont pas disparu. <strong>Quelque 38% des cadres envisagent toujours un changement d'entreprise au cours des douze prochains mois, soit seulement 1 point de moins qu'un an auparavant.</strong> Chez les moins de 35 ans, cette intention atteint même 56%. Pour les équipes RH, cette différence entre court et moyen terme est essentielle : elle suggère moins un renoncement généralisé à la mobilité qu'une stratégie d'attente. <br />   <br />  Ce décalage peut aussi déplacer les priorités des recruteurs. Dans un marché où les candidats hésitent davantage à quitter un poste sécurisé, convaincre suppose de réduire la perception du risque entourant le changement d'entreprise : visibilité sur la stratégie, stabilité du poste, perspectives d'évolution, rémunération et qualité du management prennent davantage de poids. L'Apec observe ainsi une mobilité mise en suspens plutôt qu'éteinte, alors que les entreprises elles-mêmes attendent davantage de visibilité avant de relancer leurs recrutements.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
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   <title>Les femmes cadres gagnent toujours 15% de moins que les hommes</title>
   <updated>2023-06-20T18:05:00+02:00</updated>
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   <category term="Entreprises" />
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   <published>2023-06-20T16:49:00+02:00</published>
   <author><name>Anton Kunin</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Bien que les augmentations de rémunération des cadres (tant des hommes que des femmes) aient connu une forte hausse en 2022, l'écart salarial persiste. Les femmes cadres gagnent en moyenne 15% de moins que leurs homologues masculins, un différentiel qui augmente avec l'âge, fait savoir l’Association Pour l'Emploi des Cadres (Apec).     <div><b>Les femmes sont légèrement moins concernées par les augmentations que les hommes</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.management-hebdo.fr/photo/art/default/73611409-51220455.jpg?v=1687273950" alt="Les femmes cadres gagnent toujours 15% de moins que les hommes" title="Les femmes cadres gagnent toujours 15% de moins que les hommes" />
     </div>
     <div>
      En 2022, malgré une progression notable des augmentations salariales, les femmes cadres restent moins susceptibles que les hommes d'en bénéficier, avec un taux de 54%, contre 59% pour les hommes. Ce phénomène est encore plus marqué chez les jeunes cadres, 70% des hommes, contre 62% des femmes dans cette tranche d’âge ayant obtenu une augmentation. <br />   <br />  <strong>Preuve supplémentaire de l’existence d’un fossé entre les deux sexes, la rémunération annuelle brute médiane des femmes cadres a atteint 48.000 euros en 2023, soit un écart de 15% par rapport à celle des hommes (55.000 euros).</strong> Cet écart, stable depuis des années, continue à se creuser avec l'âge, passant de 6% chez les moins de 35 ans à 19% chez les plus de 55 ans, apprend-on de la dernière étude de l’Association pour l'emploi des cadres (Apec), publiée le 19 juin 2023.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Cadres : l’écart de rémunération « à profil et poste équivalents » atteint 10%</b></div>
     <div>
      Ces disparités salariales sont partiellement dues à des différences de profils entre hommes et femmes cadres. Les femmes, souvent plus jeunes, n'occupent pas les mêmes postes que les hommes et sont sous-représentées dans les postes à responsabilité hiérarchique. <br />   <br />  Toutefois, même à profil et poste équivalents, l'écart persiste : en 2022, les hommes cadres gagnaient encore 7,1 % de plus que les femmes cadres, une disparité stable depuis sa première mesure par l'Apec en 2014. <strong>Cet écart « à profil et poste équivalents » s’accentue également avec l’âge : il passe de 3% pour les cadres de moins de 35 ans à 10% pour ceux de 55 ans et plus</strong>, suggérant l'existence de comportements discriminatoires persistants de la part des employeurs.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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   <title>Les entreprises envisagent de recruter moins de cadres</title>
   <updated>2022-08-30T17:16:00+02:00</updated>
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   <published>2022-08-30T08:15:00+02:00</published>
   <author><name>Anton Kunin</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Les recrutements de cadres restent sous tension. Au troisième trimestre 2022, seuls 10% des entreprises françaises prévoient de procéder à une embauche, révèle l’Association Pour l'Emploi des Cadres (Apec).     <div><b>Seule 1 entreprise sur 10 envisage de recruter un cadre</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.management-hebdo.fr/photo/art/default/67041052-47494695.jpg?v=1661870257" alt="Les entreprises envisagent de recruter moins de cadres" title="Les entreprises envisagent de recruter moins de cadres" />
     </div>
     <div>
      Hausse des prix des énergies, incertitudes liées à la demande… : la conjoncture économique n’est pas favorable en ce moment. Le marché du travail en général en pâtit, et plus particulièrement les perspectives d’embauche de cadres. D’après la dernière étude trimestrielle de l’Association Pour l'Emploi des Cadres (Apec), <strong>au troisième trimestre 2022, seuls 10% des entreprises envisagent d’embaucher au moins un cadre</strong>, contre 13% au deuxième trimestre 2022. <br />   <br />  Et encore, les entreprises ont été moins nombreuses encore à procéder à une embauche : 11% d’entre elles ont effectivement recruté au deuxième trimestre 2022, contre 13% au premier trimestre 2022. Cela, en dépit d’une hausse de 22% du nombre d’offres d’emploi publiées entre le premier et le deuxième trimestre 2022.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>8 chefs d’entreprise sur 10 trouvent difficile de recruter un cadre</b></div>
     <div>
      Au troisième trimestre 2022, seuls 6% des TPE envisagent donc de recruter un cadre, contre 9% au trimestre précédent. La proportion est de 15% pour les PME (contre 16% au trimestre précédent) mais de 54% pour les grandes entreprises (malgré là aussi un recul de 4 points). Enfin, le « secteur des services à forte valeur ajoutée », également un gros recruteur de cadres, affiche lui aussi un recul (15%, contre 20% au trimestre précédent). <br />   <br />  En même temps, les difficultés de recrutement sont bien présentes. Au deuxième trimestre 2022, 82% des chefs d’entreprise ont déclaré avoir rencontré des difficultés pour recruter des cadres, c’est 13 points de plus qu’au premier trimestre 2022. Et pour le troisième trimestre 2022, les prévisions sont encore moins bonnes puisque <strong>84% des chefs d’entreprise estiment qu’il sera difficile de recruter</strong>. C’est 30 points de plus qu’en septembre 2020.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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