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  <title>Management Hebdo</title>
  <description><![CDATA[L'essentiel du management]]></description>
  <link>https://www.management-hebdo.fr/</link>
  <language>fr</language>
  <dc:date>2026-09-25T22:04:04+02:00</dc:date>
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   <title>Les salariés qui utilisent l’IA sont promus jusqu’à 3,5 fois plus rapidement</title>
   <pubDate>Fri, 25 Sep 2026 08:56:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Anton Kunin</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Entreprises]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   L’intelligence artificielle s’impose désormais comme un nouveau facteur d’évolution professionnelle. Selon une étude de Randstad France, les salariés qui intègrent l’IA dans leur quotidien professionnel obtiennent des promotions jusqu’à 3,5 fois plus rapidement et bénéficient en moyenne d’un écart de rémunération de 25% par rapport aux autres. Une évolution qui pousse les entreprises à repenser leurs critères de recrutement, de formation et de progression de carrière.     <div><b>L’IA change la promotion et le salaire plus vite que les grilles de carrière</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.management-hebdo.fr/photo/art/default/98120857-68325633.jpg?v=1790137416" alt="Les salariés qui utilisent l’IA sont promus jusqu’à 3,5 fois plus rapidement" title="Les salariés qui utilisent l’IA sont promus jusqu’à 3,5 fois plus rapidement" />
     </div>
     <div>
      Les salariés qui intègrent l’IA dans l’exercice quotidien de leur métier obtiennent des promotions jusqu’à 3,5 fois plus rapidement que leurs collègues, peut-on lire dans une récente étude de Randstad France consacrée à l’alliance entre intelligence artificielle et compétences humaines. <strong>Dans le même temps, l’écart moyen de rémunération entre les salariés disposant de compétences en IA et les autres atteint environ 25%, y compris en début de carrière.</strong> Pour les managers, l’enjeu dépasse donc la simple maîtrise d’un nouvel outil : la compétence technologique devient un signal de potentiel, de mobilité et, de plus en plus, de valeur salariale. <br />   <br />  Randstad relie notamment cette accélération à l’acquisition de certifications et à la capacité des collaborateurs à intégrer l’IA dans leur métier. <strong>Une chose est sûre : une grille de carrière fondée presque exclusivement sur le nombre d’années dans le poste risque de mal reconnaître des salariés capables de remodeler rapidement leur manière de travailler, d’automatiser certaines tâches et de consacrer davantage de temps à l’analyse, au jugement ou à la relation client.</strong> <br />   <br />  Cette évolution rejoint une autre tension, celle de la fidélisation. Dans la santé américaine, près de la moitié des employeurs interrogés citent le manque de perspectives de carrière ou de formation parmi les principales raisons de départ, tandis qu’environ un salarié sur quatre seulement déclare faire confiance à son employeur pour investir dans son avenir. L’enquête porte sur 1.514 salariés et 304 employeurs du secteur de la santé aux États-Unis. Pour le management, l’intérêt d’une politique de montée en compétences ne se limite donc pas à la productivité : elle devient aussi un instrument de rétention.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>L’intelligence artificielle accentue la bataille des compétences</b></div>
     <div>
      Le contexte français confirme que la pression ne se limite pas aux spécialistes de l’IA. <strong>France Travail recense près de 85.000 projets de recrutement dans les métiers du numérique en 2026</strong>. L’opérateur estime en outre les besoins à plus de 230.000 recrutements d’ici à 2027 et indique que 55.000 personnes ont suivi une formation aux métiers du numérique entre juin 2025 et juin 2026. Le sujet devient donc autant celui de l’alimentation du vivier que celui de la formation des équipes déjà en place. <br />   <br />  Dans certaines régions, la tension est déjà visible. En Auvergne-Rhône-Alpes, le numérique représente 178.350 salariés dans 15.740 établissements et plus de 20.000 offres d’emploi ont été diffusées sur les douze derniers mois. Plus d’un projet de recrutement sur deux y est considéré comme difficile par les entreprises du secteur. Pour un manager, cette rareté change l’arbitrage classique entre recruter et développer : lorsque le marché externe se tend, la montée en compétences interne devient moins un avantage social qu’une capacité opérationnelle. <br />   <br />  Randstad observe un phénomène encore plus marqué sur les métiers directement liés au déploiement de l’intelligence artificielle. <strong>La demande de formateurs en IA a progressé de 281% en un an et celle de responsables de solutions IA de 226% à l’échelle mondiale.</strong> En France, le délai nécessaire pour recruter un ingénieur en apprentissage automatique atteint désormais 57 jours, contre 37 jours en 2024. Le taux de vacance atteint 6,4% pour ces ingénieurs, 9,3% pour les responsables de solutions IA et 8,6% pour les architectes de solutions de grands modèles de langage.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Managers : l’IA remet les compétences des salariés au centre</b></div>
     <div>
      La montée de l’IA ne fait pas disparaître les compétences humaines ; dans les données de Randstad, elle les valorise davantage. Les mentions liées à l’intelligence émotionnelle ont progressé de 73% et celles associées à la créativité de 68% dans les offres d’emploi étudiées. La résolution de problèmes progresse de 35%, l’esprit critique de 17% et le jugement éthique de 11%. Autrement dit, l’entreprise ne recherche pas seulement des personnes capables d’interroger un modèle : elle veut des collaborateurs capables de comprendre quand lui faire confiance, quand le contredire et comment transformer sa réponse en décision utile. <br />   <br />  Cette hiérarchie des compétences se confirme également une étude de l'organisme de formation britannique <a class="link" href="https://www.cityandguilds.com/news/september-2026/counting-the-cost-the-uk-employability-crisis" target="_blank">City &amp; Guilds</a>, publiée à la mi-septembre 2026.&nbsp;<strong>74% des professionnels RH et managers interrogés considèrent les compétences d’employabilité, comme la communication en face à face, la résolution de problèmes ou le service au client, plus importantes que les seules compétences techniques pour réussir dans l’entreprise.</strong> D'après la même enquête, 83% des employeurs déclarent avoir déjà subi des effets négatifs d’un manque de ces compétences humaines. Le paradoxe est notable : 70% des employeurs disent que l’IA leur fait gagner du temps dans le recrutement, mais 69% estiment aussi qu’elle tend à privilégier les compétences techniques au détriment des compétences comportementales. <br />   <br />  D'après une autre étude, réalisée par l'<a class="link" href="https://newsroom.ibm.com/2026-09-21-new-ibm-chro-study-ai-puts-critical-thinking-at-the-center-of-workforce-priorities" target="_blank">IBM Institute for Business Value</a>  auprès de 1.500 DRH et 8.800 salariés, il existe un autre décalage, cette fois-ci à l’intérieur même des organisations. 71% des DRH interrogés jugent essentielle la capacité à superviser, valider ou corriger les résultats de l’IA, alors que seulement 29% des salariés classent le jugement parmi les compétences importantes. En parallèle, 60% des salariés interrogés craignent que l’IA n’érode leurs compétences. <br />   <br />  « <em>L’IA ne change pas seulement la manière dont le travail est réalisé, mais aussi l’endroit où les personnes peuvent apporter le plus de valeur</em> », déclare Nickle LaMoreaux, directrice des ressources humaines d’IBM. Le point est décisif pour les managers : former à l’outil sans redessiner les responsabilités peut créer de nouvelles zones grises. 80% des DRH interrogés par IBM estiment d’ailleurs que l’adoption de l’IA génère du travail « invisible », comme la vérification, la correction ou le traitement des exceptions, tandis que 42% des salariés disent que l’IA augmente leur charge ou crée du travail non reconnu.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Recrutement, promotion et salaire : le défi des profils hybrides</b></div>
     <div>
      La conséquence la plus immédiate pour les directions est la nécessité de revoir les critères de reconnaissance. Randstad recommande de recruter des profils débutants certifiés en IA, d’investir dans la montée en compétences interne, de rechercher des profils combinant agilité technologique et qualités humaines, et de proposer des perspectives de mobilité plus explicites. « <em>Nous vivons une mutation profonde : la maîtrise de l’IA et les qualités proprement humaines sont devenues le nouveau passeport vers l’évolution professionnelle</em> », indique Benoit Labrousse, président du groupe Randstad France. <br />   <br />  Cette logique suppose aussi de clarifier qui décide, qui contrôle et qui reste responsable lorsque l’IA entre dans un processus de travail. <strong>46% des organisations interrogées n’associent pas leur DRH à la définition de la stratégie IA. À l’inverse, les organisations qui distinguent clairement les tâches pilotées par l’humain, assistées par l’IA ou exécutées par elle déclarent une réduction du risque de 18% et une amélioration de la qualité de 20%.</strong> La promesse de productivité ne se matérialise donc pas uniquement par l’achat d’outils ; elle dépend aussi de l’architecture managériale qui entoure leur usage. <br />   <br />  Pour les salariés, la question du salaire et de la promotion se déplace alors vers la preuve de compétence. Certifications, capacité à mobiliser l’IA dans un contexte métier, esprit critique, créativité, résolution de problèmes : ces éléments peuvent devenir des critères plus visibles dans les revues de performance et les plans de succession. <br />   <br />  Tout compte fait, le risque aujourd'hui est de voir apparaître une nouvelle fracture interne : d’un côté, les collaborateurs autorisés à expérimenter, à se former et à rendre visibles leurs usages de l’IA ; de l’autre, ceux dont les postes restent figés ou dont les gains de productivité ne débouchent ni sur une montée en compétences ni sur une évolution.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
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   <link>https://www.management-hebdo.fr/Les-salaries-qui-utilisent-l-IA-sont-promus-jusqu-a-35-fois-plus-rapidement_a1941.html</link>
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   <title>Le cumul emploi-retraite provoque la colère dans l’aérien</title>
   <pubDate>Tue, 22 Sep 2026 08:10:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Anton Kunin</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Entreprises]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Cinq organisations représentant pilotes, hôtesses et stewards ont déposé un préavis de grève de cinq jours au début des vacances de la Toussaint. Derrière la menace de vols perturbés se joue un conflit sur les fins de carrière, le maintien en emploi des salariés expérimentés et l’avenir du régime complémentaire spécifique des navigants.     <div><b>Grève dans l’aérien : pourquoi les navigants contestent la réforme du cumul emploi-retraite</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.management-hebdo.fr/photo/art/default/98109860-68316677.jpg?v=1790054525" alt="Le cumul emploi-retraite provoque la colère dans l’aérien" title="Le cumul emploi-retraite provoque la colère dans l’aérien" />
     </div>
     <div>
      À partir du samedi 17 octobre 2026 à 00h01, les personnels navigants des entreprises de transport et de travail aérien relevant de la législation française sont appelés à cesser le travail. <strong>Le préavis court jusqu’au mercredi 21 octobre à 23h59. Il est porté par l’UNSA PNC, le SNPNC-FO, le SNGAF, le SNPL et l’UNAC, réunis contre la réforme du cumul emploi-retraite qui doit produire ses effets à compter du 1er janvier 2027.</strong> <br />   <br />  À ce stade, la grève ne signifie pas que les vols seront automatiquement annulés pendant cinq jours. L’ampleur des perturbations dépendra de la mobilisation effective des personnels, des effectifs disponibles et des mesures prises par chaque compagnie. Mais le choix du calendrier est sensible : le mouvement doit commencer au début des vacances de la Toussaint, faisant basculer un dossier de retraite très technique vers un risque social et opérationnel pour les employeurs du secteur. <br />   <br />  &nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>​Une grève de cinq jours au début de la Toussaint</b></div>
     <div>
      Le conflit ne porte pas sur une revendication salariale classique. <strong>Les organisations de navigants demandent que les personnels navigants techniques et commerciaux, ainsi que leur caisse complémentaire, la CRPN, soient totalement exclus du nouveau régime du cumul emploi-retraite.</strong> Elles veulent surtout que cette protection soit sécurisée dans les textes, par la loi ou par voie réglementaire, et non simplement par une instruction administrative susceptible d’offrir, selon elles, une garantie trop fragile. <br />   <br />  Cette revendication s’inscrit dans plusieurs mois de discussions. <strong>Le 16 septembre, le SNPNC-FO a réagi à une communication interne d’Air France qui faisait état d’engagements gouvernementaux permettant de neutraliser les nouvelles règles pour les navigants jusqu’à la liquidation de leur retraite de base.</strong> Pour les représentants syndicaux, cette réponse ne règle cependant pas le problème de fond : ils réclament une exclusion complète des personnels et de la CRPN et redoutent toujours une réduction de la pension complémentaire après liquidation de la retraite de base. Le syndicat indiquait en outre que la circulaire appelée à concrétiser la solution n’était pas encore disponible à cette date. <br />   <br />  Pour les directions des ressources humaines, le sujet touche directement à la gestion des fins de carrière. Une modification des règles de retraite peut peser sur la date à laquelle un salarié expérimenté décide de partir, de prolonger son activité ou de se réorienter. Dans l’aérien, où les compétences opérationnelles sont fortement encadrées et où les carrières sont liées à des exigences d’aptitude, cette incertitude juridique peut donc se transformer rapidement en enjeu de planification des effectifs. <br />   <br />  &nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>​Réforme du cumul emploi-retraite : ce qui change en 2027</b></div>
     <div>
      Le cumul emploi-retraite permet à une personne ayant liquidé sa retraite de reprendre ou poursuivre une activité professionnelle tout en percevant tout ou partie de ses pensions. La loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026 modifie profondément ce dispositif pour les assurés dont la première pension de vieillesse de base prendra effet à compter du 1er janvier 2027. Le nouveau système repose davantage sur l’âge du pensionné et prend en compte les pensions relevant des régimes de base et des régimes complémentaires obligatoires. <br />   <br />  Avant l’âge minimum légal de départ applicable à la génération de l’assuré, les revenus bruts provenant d’une activité professionnelle ou de revenus de remplacement doivent être déduits des pensions dès le premier euro, dans la limite du montant annuel des pensions. Entre cet âge légal et 67 ans, le cumul reste possible sans réduction jusqu’à un seuil annuel actuellement fixé à 7.000 euros bruts. <strong>Au-delà, les pensions sont diminuées de 50% du dépassement.</strong> À partir de 67 ans, le cumul devient intégral et les cotisations versées dans le cadre de la nouvelle activité peuvent de nouveau créer des droits à retraite. <br />   <br />  L’enjeu est donc plus précis qu’une interdiction de travailler à la retraite. Prenons un revenu professionnel annuel de 10.000 euros entre l’âge légal et 67 ans : avec un seuil de 7.000 euros, le dépassement atteint 3.000 euros et la réduction correspondante représente 1.500 euros. <strong>Avant l’âge légal, le mécanisme est beaucoup plus contraignant puisque les revenus concernés viennent diminuer la pension dès le premier euro.</strong> C’est cette logique d’écrêtement que les syndicats de navigants veulent empêcher d’atteindre leur régime complémentaire. <br />   <br />  La nuance est importante également pour les entreprises : la réforme ne concerne pas indistinctement tous les retraités dès janvier 2027. Elle vise, pour ces nouvelles règles, les personnes dont la première pension de vieillesse de base prend effet à compter du 1er janvier 2027. Les décisions de départ prises à l’approche de cette échéance deviennent donc particulièrement sensibles, ce qui explique en partie pourquoi le dossier inquiète les salariés proches de la retraite. <br />  &nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>CRPN et retraite : pourquoi les navigants réclament une exclusion</b></div>
     <div>
      Les personnels navigants ne dépendent pas uniquement du régime général. Ils disposent d’une caisse complémentaire obligatoire propre à leur profession, la Caisse de retraite du personnel navigant professionnel de l’aéronautique civile. Elle concerne environ 36.000 actifs et 25.000 pensionnés. Les réserves admises en représentation du régime atteignaient 5,1 milliards d’euros fin 2024. <br />   <br />  Son financement illustre aussi le poids de ce dispositif dans la politique sociale du secteur. <strong>Pour 2026, le taux normal de cotisation au fonds de retraite de la CRPN atteint 23,64%, réparti entre 8,51% à la charge du salarié et 15,13% à la charge de l’employeur.</strong> La CRPN gère par ailleurs plusieurs fonds couvrant notamment la retraite, certaines majorations, l’assurance et l’action sociale. <br />   <br />  Les règles propres à cette caisse rendent le dossier encore plus complexe. Aujourd’hui, lorsqu’un pensionné de la CRPN reprend une activité de navigant, sa pension est déjà suspendue pendant la durée de cette reprise. En revanche, la caisse indique qu’une activité professionnelle autre que celle de navigant peut actuellement être exercée tout en continuant à percevoir la pension CRPN, sous réserve des autres règles applicables. La réforme nationale de 2027 ajoute donc une nouvelle couche de règles à des situations de fin de carrière qui sont déjà spécifiques. <br />   <br />  C’est précisément là que se situe le désaccord. Les syndicats invoquent le suivi médical auquel sont soumis pilotes et personnels de cabine, avec la possibilité qu’une inaptitude interrompe une carrière plus tôt que prévu. Ils mettent également en avant les limites d’âge propres à certaines fonctions. <strong>Appliquer sans adaptation un dispositif construit autour de l’âge du régime général conduirait, selon eux, à pénaliser des salariés contraints de quitter leur métier de navigant et susceptibles de reprendre ensuite une autre activité.</strong> Leur demande n’est donc pas seulement de préserver un niveau de pension : elle vise à obtenir une reconnaissance juridique des particularités de leur parcours professionnel. <br />  &nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>La grève des personnels, un enjeu RH avant un enjeu opérationnel</b></div>
     <div>
      Pour les employeurs, ce bras de fer met en lumière un risque fréquent dans les transformations sociales complexes : un écart entre la réponse juridique proposée et le niveau de sécurité attendu par les salariés. L’intersyndicale affirme qu’une simple circulaire ne suffit pas à garantir durablement le traitement de la CRPN. Elle demande des dispositions plus solides et maintient donc la pression par le préavis d’octobre. <strong>Dans le même temps, les cinq organisations disent rester disponibles pour reprendre les discussions avec le gouvernement.</strong> <br />   <br />  La séquence crée également un sujet de confiance managériale. Lorsqu’un salarié proche de la retraite doit arbitrer entre prolonger son activité, liquider ses droits ou envisager une reconversion, l’incertitude sur le traitement futur de sa pension peut modifier sa décision. Le SNPNC-FO estime d’ailleurs que l’un des enjeux pour Air France est d’éviter des départs importants avant l’entrée en vigueur des nouvelles règles, une interprétation syndicale que la direction n’a pas été directement interrogée dans les sources accessibles pour confirmer. <br />   <br />  Côté exploitation, les compagnies disposent encore de plusieurs semaines pour préparer leurs programmes et mesurer le niveau réel de mobilisation. <strong>Le préavis couvre cinq journées mais il ne permet pas, à lui seul, de déterminer combien de vols seront retardés ou annulés. Aucune compagnie n’avait encore annoncé de conséquences opérationnelles précises.</strong> Les entreprises ayant des déplacements programmés sur cette période devront suivre les adaptations éventuellement décidées à l’approche du mouvement. <br />   <br />  Le calendrier laisse donc une fenêtre de négociation jusqu’au 17 octobre 2026. Pour les directions RH, l’enjeu dépasse la seule gestion d’une grève : il touche à la fidélisation des personnels expérimentés, à l’anticipation des départs, à la transmission des compétences et à la crédibilité des informations données aux salariés sur leurs droits futurs. <strong>Tant qu’une solution juridiquement stabilisée n’aura pas répondu au désaccord sur la CRPN, le risque social restera directement lié à ce dossier de fin de carrière.</strong>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
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   <link>https://www.management-hebdo.fr/Le-cumul-emploi-retraite-provoque-la-colere-dans-l-aerien_a1940.html</link>
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   <title>Uber supprime 3.300 postes pour accélérer sa transformation</title>
   <pubDate>Fri, 04 Sep 2026 07:03:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Anton Kunin</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Entreprises]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Uber va supprimer environ 3.300 postes, soit 10% de ses effectifs, dans sa plus vaste réorganisation depuis la crise sanitaire. Derrière ces départs, le groupe ne met pas en avant l’intelligence artificielle comme cause directe : il veut raccourcir sa chaîne de décision, fusionner des équipes devenues trop fragmentées et libérer des moyens pour ses priorités de croissance, en particulier les taxis autonomes et la livraison.     <div><b>Uber supprime 3 300 postes pour raccourcir la chaîne de décision</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.management-hebdo.fr/photo/art/default/97914858-68170183.jpg?v=1788489299" alt="Uber supprime 3.300 postes pour accélérer sa transformation" title="Uber supprime 3.300 postes pour accélérer sa transformation" />
     </div>
     <div>
      Le 2 septembre 2026, Uber a annoncé une réduction d’environ 10% de ses effectifs mondiaux, soit près de 3.300 salariés. Le groupe employait environ 34.000 personnes à la fin de 2025. Cette opération ramènerait donc les effectifs à un niveau proche de celui de 2021. <br />   <br />  La taille de la coupe est importante, mais son calendrier l’est tout autant. <strong>Il s’agit du plus fort mouvement de suppressions de postes depuis mai 2020, quand Uber avait supprimé 6.700 emplois, soit près d’un quart de ses effectifs de l’époque.</strong> Pourtant, Dara Khosrowshahi insiste sur un paradoxe : l’entreprise se porte bien et son chiffre d’affaires a presque triplé en un peu plus de cinq ans. <br />   <br />  La justification officielle n’est pas celle d’une entreprise en contraction commerciale, mais celle d’une organisation devenue trop lourde. Dara Khosrowshahi explique que la croissance a ajouté des niveaux hiérarchiques, multiplié les besoins de coordination et dispersé les responsabilités. Les enquêtes internes et les échanges avec les équipes ont également fait remonter des arbitrages trop lents et des droits de décision mal définis, précise la direction. Autrement dit, le groupe estime que son propre fonctionnement absorbe désormais trop de temps de management. <br />   <br />  La réorganisation vise donc à élargir le périmètre de certains responsables et à supprimer une partie des postes centrés surtout sur la coordination. <strong>D’après le message officiel de l’entreprise, le nombre de salariés situés à sept niveaux hiérarchiques ou davantage sous le directeur général doit diminuer de 20%, tandis que le nombre de micro-équipes composées d’un ou deux collaborateurs doit reculer de près de 50%.</strong> Par ailleurs, certains responsables peuvent être repositionnés comme contributeurs individuels plutôt que quitter l’entreprise. <br />   <br />  « <em>Une organisation plus légère donnera des responsabilités plus claires, des décisions plus rapides et davantage de temps consacré à construire plutôt qu’à coordonner</em> », a déclaré Dara Khosrowshahi dans son message aux salariés. La logique RH est donc explicite : diminuer les interfaces, augmenter la taille des équipes sous chaque manager et rapprocher la décision de l’exécution.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Un plan de départs centré sur la complexité du management</b></div>
     <div>
      Ces suppressions de postes ne surgissent pas de nulle part. Plus tôt en 2026, Uber avait déjà réduit de 23% les emplois d’une division regroupant notamment les ressources humaines, le recrutement, les services liés aux bureaux et la culture d’entreprise. <strong>En juin 2026, l’entreprise avait également annoncé une réduction de 10% des emplois dans ses opérations de service client. Fin juillet 2026, 41 salariés ont encore été licenciés au siège californien, dont cinq travaillaient à distance.</strong> <br />   <br />  Ces épisodes montrent que la dernière réorganisation en date élargit à l’ensemble du groupe une tendance déjà visible dans plusieurs fonctions. Ils permettent aussi de nuancer le rôle de l’intelligence artificielle. Il est intéressant de noter que Dara Khosrowshahi n’a pas présenté l’IA comme la cause des départs, à la différence des coupes précédentes dans le service client, qui étaient liées à une volonté d’accélérer l’usage de cette technologie. « <em>Nous ne pouvons pas déployer une technologie de pointe sur des processus fragmentés</em> », avait écrit Megha Yethadka, vice-présidente des opérations communautaires mondiales. <br />   <br />  La distinction est importante du point de vue du management. Uber ne dit pas qu’un outil automatisé remplace mécaniquement des milliers de salariés. La direction affirme plutôt qu’elle veut d’abord simplifier les processus et les responsabilités afin que l’entreprise puisse mieux absorber les technologies, les nouveaux métiers et les investissements futurs. Dans le secteur technologique, plus de 123.000 suppressions d’emplois avaient été recensées en 2026 dans près de 390 entreprises au moment de l’annonce. Uber se place donc dans un mouvement sectoriel large, tout en donnant à son propre plan une justification surtout organisationnelle.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Uber réoriente ses salariés vers les taxis autonomes et la livraison</b></div>
     <div>
      <strong>Les économies attendues ne sont pas présentées comme une fin en soi. Uber affirme qu’elles seront réinvesties dans la croissance, l’innovation et les capacités jugées essentielles pour les prochaines années.</strong> Cela concerne les activités historiques de mobilité et de livraison, mais aussi les véhicules autonomes. Reuters rapporte que l’entreprise prévoit d’y consacrer une somme supérieure à environ 8,6 milliards d’euros au cours des prochaines années. <br />   <br />  Le pari est stratégique, car les taxis autonomes peuvent à la fois menacer le rôle traditionnel d’Uber et créer une nouvelle source de croissance. Waymo développe ses services dans de nouveaux marchés sans passer systématiquement par la plateforme d’Uber, tandis que Tesla renforce également ses ambitions dans ce domaine. Adam Ballantyne, analyste chez Cambiar Investors, estime qu’avec l’essor de la conduite autonome, « <em>un autre type de salarié est nécessaire pour développer cette activité</em> ». Pour Uber, l’enjeu consiste donc à rester un intermédiaire majeur entre les véhicules et les passagers, même si le véhicule n’a plus de conducteur humain. <br />   <br />  La livraison constitue l’autre grand chantier. Comme l'a annocé Dara Khosrowshahi, Uber regroupe ses structures opérationnelles dédiées aux restaurants, au commerce de détail et à la livraison directe en équipes unifiées aux niveaux mondial, régional et national. <strong>L’entreprise fusionne également certaines équipes d’ingénierie et de science afin de réduire les doublons.</strong> Dans le même temps, la pression concurrentielle de DoorDash, Instacart et d’autres acteurs pousse le groupe à rechercher davantage d’échelle.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Des postes davantage concentrés dans quelques grands bureaux</b></div>
     <div>
      Le plan ne modifie pas seulement l’organigramme ; il redessine aussi la géographie du travail. Les équipes mondiales doivent être davantage concentrées à New York et San Francisco, tandis que les équipes régionales seront regroupées dans des pôles régionaux, les équipes locales dans des pôles nationaux et les équipes technologiques dans des sites dédiés. <strong>La direction dit également vouloir rapprocher physiquement les managers et leurs équipes, notamment pour les salariés en début de carrière.</strong> Cette logique s’accompagne d’un net recul du télétravail intégral. Environ 1% seulement des salariés devraient rester entièrement à distance après la réorganisation, qui maintient en parallèle sa politique hybride imposant trois jours par semaine au bureau. <br />   <br />  Les salariés concernés par les suppressions ont déjà été informés, sauf dans les pays où des procédures locales doivent encore être respectées.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
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   <link>https://www.management-hebdo.fr/Uber-supprime-3-300-postes-pour-accelerer-sa-transformation_a1939.html</link>
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   <title>Cadres : pourquoi les entreprises repoussent encore leurs embauches</title>
   <pubDate>Fri, 28 Aug 2026 09:07:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Anton Kunin</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Entreprises]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Faute de visibilité sur leur activité, les entreprises repoussent leurs décisions d'embauche de cadres, tandis que les salariés hésitent davantage à changer d'entreprise, peut-on lire dans le dernier baromètre de l'Apec, qui dessine un marché moins fluide, moins tendu et surtout dominé par la prudence.     <div><b>Cadres : les entreprises recrutent avec une visibilité réduite</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.management-hebdo.fr/photo/art/default/97815003-68087729.jpg?v=1787710174" alt="Cadres : pourquoi les entreprises repoussent encore leurs embauches" title="Cadres : pourquoi les entreprises repoussent encore leurs embauches" />
     </div>
     <div>
      <strong>Seuls 7% des entreprises employant au moins un cadre envisagent une embauche au cours des trois prochains mois</strong>, apprend-on du baromètre des intentions de recrutement et de mobilité des cadres pour le troisième trimestre 2026, publié par l'Association pour l'emploi des cadres (Apec). Ce taux correspond au point le plus bas observé depuis le lancement de cet indicateur en 2020. Pour les directions des ressources humaines, le signal est double : le volume potentiel de recrutements ralentit, mais les candidats eux-mêmes paraissent également moins disposés à prendre le risque d'une mobilité externe. <br />   <br />  Le frein à l'embauche s'inscrit d'abord dans une détérioration des anticipations. <strong>La part des entreprises capables de prévoir leur niveau d'activité tombe à 56%, contre 63% un an auparavant.</strong> Dans le même temps, 63% des employeurs se disent confiants dans l'évolution de leur carnet de commandes, contre 71% un an plus tôt. Autrement dit, les directions avancent avec un horizon commercial plus court, ce qui rend les décisions de recrutement permanent plus difficiles à engager. <br />   <br />  La conjoncture n'offre guère de point d'appui solide. Le PIB français s'est contracté de 0,1% au premier trimestre 2026 avant de progresser de 0,2% au deuxième, tandis que la croissance sur l'ensemble de l'année est attendue à 0,7%. Pour les fonctions RH, ce manque de rythme économique se traduit concrètement par davantage d'arbitrages, de validations différées et de prudence sur les ouvertures de postes. <br />   <br />  L'investissement constitue un autre indicateur sensible. Après une progression de 0,1% au deuxième trimestre 2026, les investissements des entreprises seraient de nouveau orientés à la baisse de 0,2% au troisième trimestre. <strong>Or, l'emploi cadre est particulièrement exposé aux cycles d'investissement : lorsque les entreprises réduisent ou retardent leurs projets, les besoins en management, expertise, ingénierie ou fonctions support sont eux aussi susceptibles d'être décalés.</strong>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>L'Apec mesure un décrochage marqué dans les grandes entreprises</b></div>
     <div>
      Le ralentissement est loin d'être homogène. P<strong>armi les ETI et les grandes entreprises, 42% envisagent de recruter au moins un cadre au cours du trimestre, contre 48% au trimestre précédent et 45% un an auparavant.</strong> Il s'agit du niveau le plus faible relevé dans cette catégorie depuis la création de l'indicateur en 2020. Le recul est donc particulièrement visible chez les employeurs qui concentrent traditionnellement une part importante des embauches de profils cadres. <br />   <br />  Les PME résistent davantage, mais sans dynamique de reprise. Elles sont 12% à envisager au moins un recrutement de cadre, contre 13% un an plus tôt. Dans les TPE, la proportion atteint 3%, contre 4% un an auparavant. Pour les recruteurs, ces écarts montrent que la faiblesse actuelle n'est pas seulement le produit des petites structures disposant de moins de marges financières : les grands employeurs eux-mêmes réduisent leurs intentions. <br />   <br />  Les différences sectorielles sont tout aussi nettes. Dans les services à forte valeur ajoutée, qui représentent environ la moitié de l'emploi cadre, les intentions d'embauche reculent à 10%, soit une baisse de 4 points sur un an. L'industrie fait exception : 11% des entreprises du secteur envisagent un recrutement de cadre, soit une progression de 2 points en un an. L'association relie notamment cette résistance au dynamisme de certaines activités comme l'aéronautique et la construction navale. <br />   <br />  Cette modération de la demande modifie parallèlement la nature des difficultés rencontrées par les RH. <strong>Seuls 61% des entreprises ayant un projet d'embauche anticipent désormais des difficultés de recrutement, contre 78% en décembre 2025 et 65% en mars 2026.</strong> Ce taux atteint ainsi son plus bas niveau des cinq dernières années. Le problème n'a toutefois pas disparu : les métiers cadres très techniques et certains bassins d'emploi éloignés des grandes métropoles restent soumis à des tensions. <br />   <br />  Cette séquence tranche avec les perspectives formulées quelques mois plus tôt. <strong>L'Apec avait anticipé 305.800 recrutements de cadres sur l'ensemble de 2026, soit une hausse de 4% sur un an.</strong> Cette prévision n'est pas officiellement révisée à ce stade. « À ce stade, on ne revoit pas nos prévisions pour 2026, mais l'inflexion à la hausse pourrait être plus modérée que prévue », a déclaré Annelore Coury, directrice générale de l'Apec.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Cadres : changer d'entreprise devient un risque plus difficile à assumer</b></div>
     <div>
      Le refroidissement du marché n'est pas seulement visible dans les plans de recrutement. Il modifie aussi l'état d'esprit des cadres en poste. <strong>Ils sont 75% à se dire préoccupés par la situation économique du pays, soit 2 points de plus qu'un an auparavant.</strong> Cette inquiétude générale se rapproche désormais de préoccupations beaucoup plus personnelles liées à la sécurité de l'emploi. <br />   <br />  Ainsi, 28% des cadres se sentent directement menacés par un risque de licenciement, contre 23% un an plus tôt. La proportion atteint 38% chez les moins de 35 ans, soit une progression de 10 points sur un an. Ce résultat est particulièrement significatif pour les politiques de fidélisation : les jeunes cadres restent les plus mobiles à moyen terme, mais ils sont également ceux chez lesquels le sentiment d'exposition progresse le plus rapidement. <br />   <br />  Cette perception du risque pèse mécaniquement sur les décisions de carrière. <strong>Quelque 48% des cadres considèrent aujourd'hui qu'une mobilité externe constitue une prise de risque qu'ils ne sont pas prêts à courir</strong>, soit 2 points de plus. Parallèlement, 58% pensent qu'il leur serait difficile de retrouver un emploi équivalent en cas de changement d'entreprise ou de perte d'emploi, soit 7 points de plus qu'il y a deux ans. Dans ces conditions, l'attractivité d'une nouvelle opportunité ne dépend plus seulement de la rémunération ou du contenu du poste : la solidité de l'employeur, la visibilité économique et la sécurité perçue deviennent des critères de décision encore plus déterminants.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Mobilité : l'Apec observe des projets de mobilité différés à court terme</b></div>
     <div>
      Les intentions de mobilité donnent la mesure de cette prudence. <strong>Seuls 13% des cadres envisagent de changer d'entreprise dans les trois prochains mois, contre 15% un an plus tôt.</strong> Le ralentissement est suffisamment marqué pour réduire la fluidité immédiate du marché, surtout lorsque les entreprises réduisent simultanément leurs ouvertures de postes. « <em>Une prudence partagée par les cadres qui reportent leurs projets de mobilité externe à court terme</em> », a déclaré Annelore Coury, directrice générale de l'Apec. <br />   <br />  Le marché paraît également moins offensif du côté des intermédiaires du recrutement. En juin 2026, 28% des cadres déclaraient avoir été contactés spontanément par un cabinet de recrutement au cours des trois mois précédents, contre 30% en juin 2024. Le recul reste limité, mais il renforce la perception d'un environnement dans lequel les opportunités viennent moins fréquemment chercher directement les candidats en poste. <br />   <br />  À moyen terme, cependant, les aspirations n'ont pas disparu. <strong>Quelque 38% des cadres envisagent toujours un changement d'entreprise au cours des douze prochains mois, soit seulement 1 point de moins qu'un an auparavant.</strong> Chez les moins de 35 ans, cette intention atteint même 56%. Pour les équipes RH, cette différence entre court et moyen terme est essentielle : elle suggère moins un renoncement généralisé à la mobilité qu'une stratégie d'attente. <br />   <br />  Ce décalage peut aussi déplacer les priorités des recruteurs. Dans un marché où les candidats hésitent davantage à quitter un poste sécurisé, convaincre suppose de réduire la perception du risque entourant le changement d'entreprise : visibilité sur la stratégie, stabilité du poste, perspectives d'évolution, rémunération et qualité du management prennent davantage de poids. L'Apec observe ainsi une mobilité mise en suspens plutôt qu'éteinte, alors que les entreprises elles-mêmes attendent davantage de visibilité avant de relancer leurs recrutements.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   <title>Carrière : 53% des salariés se comparent aux autres, un signal pour les RH</title>
   <pubDate>Mon, 24 Aug 2026 15:50:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Anton Kunin</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Entreprises]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Comparer son poste, son salaire ou sa vitesse de progression à celle des autres s’installe dans les habitudes professionnelles. Une étude publiée par monCVparfait révèle que 53% des actifs interrogés confrontent au moins occasionnellement leur carrière à celle de leurs pairs et que 36% se considèrent en retard par rapport aux personnes de leur âge. Derrière ces chiffres apparaît un défi très concret pour les RH : accompagner des parcours de plus en plus individualisés alors que les critères visibles de réussite restent omniprésents.     <div><b>La carrière des salariés sous le regard des autres</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.management-hebdo.fr/photo/art/default/97794037-68071803.jpg?v=1787579298" alt="Carrière : 53% des salariés se comparent aux autres, un signal pour les RH" title="Carrière : 53% des salariés se comparent aux autres, un signal pour les RH" />
     </div>
     <div>
      Publiée le 17 août 2026, <a class="link" href="https://www.moncvparfait.fr/blog/piege-comparaison-carriere" target="_blank">l’étude</a>  sur la comparaison de carrière repose sur une enquête menée en novembre 2025 via Pollfish auprès de 1.000 adultes américains employés à temps plein. Son périmètre impose donc de la prudence : ces résultats ne décrivent pas directement les salariés français. Ils mettent néanmoins en lumière des mécanismes susceptibles d’intéresser les responsables des ressources humaines, depuis la perception de l’évolution professionnelle jusqu’à la place accordée au salaire, à la stabilité ou à l’équilibre de vie. <br />   <br />  Le principal enseignement tient moins à une soudaine disparition de l’ambition qu’à la multiplication des références utilisées pour juger son propre parcours. Les salariés interrogés évaluent leur progression par rapport à leurs objectifs initiaux, mais aussi à leurs collègues, à leurs amis, aux personnes de leur génération et aux réussites professionnelles rendues visibles en ligne. La carrière devient ainsi un objet de comparaison permanente, alors même que les critères personnels de réussite évoluent. <br />   <br />  <strong>Plus d’un répondant sur deux, soit 53%, déclare comparer son évolution professionnelle à celle de ses amis ou de ses pairs au moins occasionnellement, tandis que 27% le font souvent ou constamment.</strong> Dans le détail, 26% disent se comparer occasionnellement, 18% souvent et 9% constamment. À l’inverse, 22% le font rarement et 25% jamais, d’après la même enquête. <br />   <br />  Ce réflexe modifie la façon d’interpréter une trajectoire. <strong>Lorsqu’ils se situent par rapport aux personnes de leur âge, 36% des répondants disent être en retard, tandis que 39% se considèrent dans la moyenne et environ 26% en avance.</strong> Autrement dit, le sentiment d’un parcours insuffisamment rapide peut coexister avec une situation que l’intéressé considère lui-même comme moyenne. <br />   <br />  Le phénomène est d’autant plus significatif que 75% des personnes interrogées déclarent ne pas être en avance par rapport à leurs pairs. Ce chiffre ne signifie pas que trois quarts des carrières seraient effectivement bloquées. Il mesure une perception. Pour une direction des ressources humaines, cette distinction est essentielle : l’insatisfaction professionnelle ne découle pas uniquement d’une absence de promotion ou d’augmentation, mais peut naître de la manière dont le salarié situe son parcours dans son environnement social.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Pourquoi les salariés se sentent en retard</b></div>
     <div>
      Le regard porté sur les autres n’est qu’une partie du problème. <strong>Près de 73% des répondants affirment ne pas être en avance sur les objectifs professionnels qu’ils s’étaient eux-mêmes fixés, et 34% se disent réellement en retard</strong>, selon monCVparfait. Dans le même temps, 38% considèrent être à peu près là où ils pensaient se trouver à ce stade de leur parcours, précise la même étude. Le décalage se joue donc à la fois face aux ambitions passées et face aux trajectoires visibles autour de soi. <br />   <br />  Cette tension produit une pression concrète. Quelque 52% des répondants disent ressentir au moins un peu de pression lorsque des personnes de leur entourage atteignent certaines étapes professionnelles, telles qu’une promotion, une hausse de rémunération ou l’obtention d’un nouveau poste. La progression d’un collègue ou d’un ami devient ainsi un repère supplémentaire, même lorsque les deux carrières n’obéissent ni aux mêmes métiers, ni aux mêmes entreprises, ni aux mêmes opportunités. <br />   <br />  Les plateformes numériques renforcent encore cette exposition. Parmi les 65% de professionnels interrogés qui suivent des contenus consacrés à la carrière en ligne, 60% estiment que les réseaux sociaux donnent une représentation irréaliste de la réussite professionnelle. Le paradoxe est frappant : les salariés identifient le caractère déformant de certains contenus tout en continuant d’évoluer dans un univers où promotions, changements de poste et réussites individuelles sont particulièrement visibles. <br />   <br />  Pour les RH, le sujet dépasse donc la communication sur les possibilités de promotion. <strong>Il touche également à la lisibilité des parcours, aux critères d’évolution et à la capacité des salariés à comprendre ce qui constitue une progression dans leur propre organisation.</strong> Plus les règles apparaissent opaques, plus les repères externes sont susceptibles de prendre de l’importance. À l’inverse, des trajectoires explicites, des échanges réguliers sur les compétences et des perspectives professionnelles concrètes peuvent fournir des points de référence internes plus pertinents.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>La carrière des salariés se redéfinit autour de l’équilibre</b></div>
     <div>
      L’étude révèle cependant un deuxième mouvement, presque inverse. Alors que la comparaison nourrit la pression, les critères de réussite se déplacent. Au total, 53% des répondants indiquent que leur définition du succès s’est davantage orientée vers l’équilibre, la santé, le bien-être ou la stabilité de l’emploi. Dans le détail, 29% privilégient désormais l’équilibre, la santé et le bien-être général, tandis que 24% mettent davantage l’accent sur la stabilité et la sécurité professionnelle. À l’opposé, seuls 10% disent avoir réorienté leur conception de la réussite vers l’avancement ou la croissance professionnelle. <br />   <br />  « <em>De nombreux professionnels sont en train de redéfinir discrètement la notion de réussite</em> », observe Jasmine Escalera, experte en carrière chez monCVparfait. Elle met notamment en avant « la sécurité, l’équilibre et une croissance durable ». Cette évolution ne signifie pas que la rémunération a perdu son importance. Le revenu demeure le facteur le plus cité pour évaluer sa réussite, avec 47% des réponses, devant l’équilibre entre vie professionnelle et vie privée à 42%. <br />   <br />  D’autres critères gagnent néanmoins du terrain. Le sens ou l’impact du travail est cité par 32% des répondants, la stabilité de l’emploi par 31%, tandis que le titre du poste ou l’ancienneté ne recueillent que 22% des réponses. Pour les politiques RH, le message est significatif. Construire une proposition de valeur autour de la seule ascension hiérarchique risque de répondre imparfaitement à des salariés qui associent désormais leur réussite à plusieurs dimensions simultanées. <br />   <br />  Cette diversification rend également les parcours plus difficiles à comparer. Deux collaborateurs au même niveau hiérarchique peuvent poursuivre des objectifs radicalement différents : l’un cherchera davantage de responsabilités, l’autre une expertise plus forte, davantage de stabilité ou une meilleure articulation entre travail et vie personnelle. Une politique de carrière uniquement verticale peine alors à traduire cette pluralité. La mobilité interne, le développement des compétences, les évolutions fonctionnelles ou l’enrichissement du poste deviennent autant de manières de matérialiser une progression sans la réduire à un changement de titre.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Ce que les RH doivent retenir des attentes des salariés</b></div>
     <div>
      La première vigilance consiste à ne pas transformer l’étude américaine en photographie du marché français. Son intérêt réside davantage dans les questions qu’elle pose aux entreprises. Comment les salariés comprennent-ils leurs perspectives ? Savent-ils sur quels critères reposent les promotions ? Une progression d’expertise est-elle reconnue aussi clairement qu’une prise de responsabilités managériales ? Et les managers disposent-ils des outils nécessaires pour parler de trajectoire autrement qu’au moment de l’entretien annuel ? <br />   <br />  Ces interrogations rejoignent d’autres transformations de l’organisation du travail. La présence au bureau peut être arbitrée par les salariés en fonction du temps de trajet, des conditions de travail, de l’accès à l’information, des interactions avec l’équipe et, à plus long terme, des possibilités de progression professionnelle. <strong>La gestion de carrière ne se limite donc pas à une grille de postes. Elle dépend aussi de la circulation de l’information, de la visibilité du travail accompli et de la capacité à accéder aux opportunités.</strong> <br />   <br />  Pour les équipes RH, l’enjeu est de rendre la progression suffisamment tangible pour qu’elle ne soit pas appréciée uniquement à travers la promotion du voisin. Cela suppose notamment de mieux expliciter les compétences acquises, les étapes possibles, les passerelles entre métiers et les différents scénarios d’évolution. L’objectif n’est pas de neutraliser toute comparaison entre collègues, ce qui serait irréaliste, mais de fournir aux salariés des repères adaptés à leur propre trajectoire. <br />   <br />  Enfin, les résultats invitent à revoir les indicateurs utilisés pour parler de réussite professionnelle. Lorsque le revenu, l’équilibre de vie, le sens du travail et la stabilité coexistent parmi les critères importants, la fidélisation ne peut plus reposer sur un seul ressort. Les entretiens de carrière, les dispositifs de mobilité et le management quotidien ont intérêt à intégrer cette diversité, tout en évitant de présenter chaque parcours comme une course identique vers le niveau hiérarchique suivant.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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